Traite pratique des maladies des nouveau-nes des enfants a la mamelle et de la seconde enfance / par E. Bouchut.
- Date:
- 1873
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Credit: Traite pratique des maladies des nouveau-nes des enfants a la mamelle et de la seconde enfance / par E. Bouchut. Source: Wellcome Collection.
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![I 07 TÉTANOS. entrée, elle se plaignit de douleurs lombaires, sans cependant ressentir la motndre e6Cet.rcSicatri!=e?ïrégolière et de forme triangulaire, existait au bord cubital du poi- i > nu Hpssus du tendon du muscle cubital antérieur. gnet droit, au-dessus û^ jfnap°, - ,a lrouvai mieux le lendemain. Jusqu'au cinquième Je prescrites un PWU[, <* J»''V™“™ éiat. a|ors seulement on s'aperçut de la m'aider de ses conseils et me prêter son concours, et nous nous arrêtâmes tration du Cannabis indica. , nai, heure ius- La dose fut d’abord d’un demi-grain, et on la porta a deux ra P J nn’à ce nue le narcotisme fût produit. On donna pour régime un potage nourrissant Z vin T. ar?„w root. Les s?mplémes ne tardèrent pas à s'amen er sous tnfloe de ce médicament, qui fut continué en doses successives variant de 4 a >S £ par jour L’enfant était ainsi maintenue dans un narcotisme presque perma e . Les spasmes tétaniques devinrent de moins en moins intenses. Apres douze jours, on arrêta la médication ; l’enfant allait bien, les symptômes.generaux^ il ne restait plus qu’un peu deroideur du bras, qui se dissipa aussi huit ou dix jours PLe médicament fut administré sous forme d’extrait alcoolique étendu d eau : son action est celle d‘un sédatif direct, il produit peu de surexcitation, et jamais deconsti- P Quoiqu’il ne soit pas possible de tirer des conclusions d’un cas unique, cependant, dans le cas spécial, la cessation prompte des spasmes tétaniques, après son adminis- tration, nous engage à étudier avec soin les effets de ce médicament (1). § il. — Tétanos de la seconde enfance. On observe quelquefois le tétanos spontané chez des enfants de cinq a douze ans, et les recueils scientifiques contiennent un certain nombre d observations de ce genre (2). J’en ai vu deux exemples dont l’un a été suivi d’autopsie; ce qui a permis de constater une hémorrhagie rachidienne de la nature de celles dont j ai parlé précédemment. Ce tétanos se développe spontanément ou à la suite de plaies et il commence par du trismus, puis viennent le renversement de la tète et du tronc, la roideur des membres inférieurs et une incurvation du rachis très-prononcée en avant. Les douleurs et les secousses sont quelquefois milles, et l’enfant peut boire du lait sans le vomir. Il va à la garde-robe naturellement ou par lavement. Sa respiration est difficile par suite de l’immobilité des côtes, et elle s’effectue princi- palement par le diaphragme. La peau est modérément chaude, et bien qu’on ait dit qu’elle puisse aller à 45 degrés, je ne l’ai jamais vue s’élever au delà de 3S. La marche et les terminaisons du tétanos chez l’enfant sont les mêmes que chez l’adulte, c’est-à-dire que la marche est rapide et la mort presque constante. A l’autopsie, on trouve souvent des hémorrhagies rachidiennes, en dehors de la dure-mère spinale, sous l’arachnoïde de la moelle, dans les médiaslins, dans les interstices musculaires des membres, etc. Je crois que ces lésions sont la consé- quence du tétanos et non pas son origine, car on les observe chez ces animaux qu’on tue en les tétanisant par la strychnine ; elles ne sont pas constantes, et résul- tent de la tension musculaire absolument comme celles qui se produisent dans la contracture sous l’influence de la même cause. (1) Edinbut'gh mcd. Journal, avril ] 858.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985996_0121.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)