Chirurgie conservatrice : exposé d'une méthode nouvelle pour obtenir l'organisation immédiate des plaies traumatiques ou chirurgicales, d'un procédé de conservation : suivi de description et fonctionnement d'un appareil amovible avec inamovibilité absolue du membre dans les fractures compliquées de jambe et manuel opératoire pour l'empyème et les abcès par congestion / par le docteur Abeille.
- Abeille, Jonas Louis, 1809-
- Date:
- 1874
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Credit: Chirurgie conservatrice : exposé d'une méthode nouvelle pour obtenir l'organisation immédiate des plaies traumatiques ou chirurgicales, d'un procédé de conservation : suivi de description et fonctionnement d'un appareil amovible avec inamovibilité absolue du membre dans les fractures compliquées de jambe et manuel opératoire pour l'empyème et les abcès par congestion / par le docteur Abeille. Source: Wellcome Collection.
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![ouvertures pour empêcher la filtration du pus. L’appareil fut maintenu par une ceinture Désormais, les injections et l’écou- lement du liquide allaient se faire à l’abri du contact de l’air. Le malade avait compris les manœuvres, il devait opérer lui- même tous les jours, vider le récipient à mesure qu’il se rem- plirait une ou plusieurs fois par jour, puis faire tous les jours une injection de lavage et une injection iodée. Le traitement interne consistait en huile de foie de morue, phosphate de fer (solution) de Liras et tisane de feuilles de noyer ; un litre de vin par jour, deux petits verres d’eau-de-vie. Le 28 février 1873, Labreuilnes’était pas alité un seul jour de- puis rap])lication de l’appareil, il avait toujours travaillé dure- ment, il avait changé lui-même le tube en caoutchouc tous les dix ou quinze jours et avait toujours très-bien manœuvré. La poche était oblitéi’ée, réduite à un cordon fibreux. Je le pré- sentai à l’Académie de médecine comme un exemple de succès d’autant plus frappant que le malade n’avait pas discontinué de travaille)’. En présentant ce malade, je ne prétendais pas affir- mer une guérison de la lésion osseuse, mais bien l’oblitéra- tion de la poche et la préservation de tous les accidents si fré- quents à la suite de l’ouverture de ces collections. C’était là le point capital. Je faisais même observer à MM. Jules Guérin etBouillaud, qui examinèrent soigneusement le malade avec intérêt, que si la lésion osseuse n’était pas guérie il surviendrait incontesta- blement une autre poche ailleurs. En tous cas, le jeune homme était frais, gras, vermeil. Ce pouvait sembler un exemple de guérison radicale. Il n’en était rien, car un mois après l’oblitération de la poche de gauche, il se fit une collection et une poche en tout sembla- ble au côté opposé et au même lieu et place à droite, c’est-à- dire dans l’hypochondre droit. Preuve irrécusable d’une lésion sur la colonne vertébrale, sur sa face antérieure ou latérale, puisque,’ par un trajet bifurqué, le pus avait pu gagner à droite. Jv dus donc traverser cette seconde poche comme la pre- mière et installai mon appareil à double courant dont j’avais au mois de février présenté pour la deuxième fois depuis 1867, le modèle à l’Académie de médecine. De mars 1873 à février 1874, le malade n’a pas cessé un jour son travail. Il a toujours manœuvré tout seul. Je l’ai vu une fois à peine tous les deux mois. Les injections iodées m’ayant](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22350470_0226.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


