Nouveau manuel du vétérinaire, contenant la connoissance générale des chevaux ... la description de leurs maladies et les meilleurs modes de traitement ... / par M. Lebeaud, et par un ancien professeur de l'École Vétérinaire d'Alfort [P.I. Vatel].
- Nicolas Lebeaud
- Date:
- 1838
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveau manuel du vétérinaire, contenant la connoissance générale des chevaux ... la description de leurs maladies et les meilleurs modes de traitement ... / par M. Lebeaud, et par un ancien professeur de l'École Vétérinaire d'Alfort [P.I. Vatel]. Source: Wellcome Collection.
69/338 (page 61)
![]Le Perche, la Touraine, élèvent beaucoup de chevaux opres au trait et à la cavalerie légère, ceux des bords de ! Sarthe sont les plus renommés. ILa Guienne, le Bearn,le Roussillon et quelques autres rcovinces méridionales, fournissent une excellente race de iaevaux qui se ressent de son origine espagnole. Les navar- uins jouissent surtout d’une grande réputation pour le ma- èpge et la guerre. ILa Bourgogne, le Bourbonnais et le Nivernais élèvent n assez grand nombre de chevaux propres à divers usages. ILes ardennois sont nerveux , sobres, durs au travail et ii'un excellent service. ILes bas-normands, ceux du Cotentin et les flamands sont iccellens pour le carrosse ; les comtois et les bourbonnais , i Dur la charrette. Les flamands ont la tète grosse et les pieds bats. ILes meilleures races dégénèrent quelquefois dans leur reopre pays, à plus forte raison dans les pays où elles se oouvent transplantées, si l’on n’a 9oin de les renouveler en ss croisant avec des races supérieures ; ce moyen est aussi ] plus efficace pour améliorer les races médiocres. Quatre règles principales sont à observer dans le mélange es races; la première, que les races du Midi améliorent :lles du Nord ; la seconde, que les races se relèvent princi- ileinent par les étalons; la troisième, que les races croi- es se détériorent après plusieurs générations , et ont be- in d'être renouvelées par de nouveaux croisemens, et que aaccroissement progressif de taille n’est un signe réel d’a- élioration qu’autant qu’il est accompagné delà perfection tes formes ; la quatrième , que l’on ne doit employer pour croisement que des races pures et non mélangées. On doit conclure de ce qui précède que, pour conserver s belles races d’une contrée , il faut n’accoupler que les us beaux individus de ces races; que des races bâtardes, mélangées ensemble, ne feront que s’éloigner encore plus ee leur origine ; enfin, que l’on doit toujours choisir, pour (croisement, un étalon provenant d’une contrée plus méri- dionale que celle de la jument; et qu’ainsi l’arabe, le aarbe, le persan, l’espagnol amélioreront nos races indi- gènes. 6](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2202914x_0069.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)