Essai sur la révulsion et la dérivation : thèse présentée et soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le [...] décembre 1837 / par Ch. Saurel.
- Saurel, Ch.
- Date:
- 1837
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Credit: Essai sur la révulsion et la dérivation : thèse présentée et soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le [...] décembre 1837 / par Ch. Saurel. Source: Wellcome Collection.
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![survenir, près ou loin de la partie malade, des signes qui indiquent qu'un travail nouveau s’opère : travail anormal, pathologique comme le pre- mier qu’il doit juger à l’avantage du malade. Les sueurs, les déjections alvines, les urines, les hémorrhagies critiques s’^annonçent toutes, indé- pendamment des changemens qui peuvent survenir dans l’état du pouls, par des phénomènes spéciaux dans la partie sur laquelle va se porter une fluxion salutaire. Quand c’est une sueur qui doit se faire, la peau devient souple, chaude, humide ; souvent elle prend une teinte rosée, elle devient le siège d’un prurit, quelquefois meme d’une démangeaison assez vive. Les signes précurseurs des déjections alvines sont principalement un sentiment de tension dans la région lombaire , des borborygmes, des coliques, une diminution dans les autres sécrétions; ceux des urines, une sensation gravative dans l’hypogastre, un prurit plus ou moins fort dans les organes urinaires, et spécialement du côté de la vessie, etc. Partout enfin on retrouve les signes d’aune congestion active vers la partie qui doit présenter les phénomènes critiques. A présent, que ce soient les forces médicatrices, que ce soient des 1 sympathies mises enjeu qui déterminent les effets remarquables dont nous venons de dire un mot, peu importe l’explication théorique. Ce qu’il est bon de savoir, et qui est inattaquable parce que c’est l’expression immé- diate de faits évidents, c’est qu’en pathologie aussi bien qu’en physiolo- gie un travail dans un organe annule en l’absorbant le travail qui se fesait dans un autre organe, lorsque toutefois que le second est plus \ considérable que le premier, ainsique le dit l’aphorisme. Aussi les crises j ne surviennent-elles que lorsque la maladie ayant parcouru ses périodes \ ordinaires, elle était déjà sur son déclin. Beaucoup de maladies guérissent ’ sans crise, on le sait bien, mais dans ces cas le rétablissement n’est pas brusque, instantané en quelque sorte, comme lorsque il y a crise : il i se fait lentement, par la disparition graduelle des symptômes. ^ Donc, nous savons que le principe 4^ l’aphorisme est vrai; vrai d’un .] travail physiologique à un autre: vrai d’un travail physiologique à un travail pathologique; vrai’d’un travail pathologique à un autre. Mais ^ tout cela est spéculatif. Nous n’avons fait qu’examiner ce qui a lieu i dans l’état de santé, et aussi dans l’état de maladie, quand la nature 4 t](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22360736_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


