Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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IX ]ait souvent, dit-on, d’anatomie chirurgicale dans scs leçons, mais il n’a rien laissé à ce sujet. Ce qu’en disent quelques-uns de scs élè- ves porterait à penser qu’il ne s’agissait, dans son esprit, que de certaines coupes qui eussent permis d’étudier en place, à différentes hau- teurs, les objets susceptibles d’être atteints dans les opérations, que d’une des faces de l’anatomie topographique enfin, et nullement de l’anatomie chirurgicale proprement dite. On trouve quelque chose d’analogue, sous le rapport médical, dans le cinquième volume de Portai (1), qui se rapproche ainsi de Palfin et de Riolan. C'est donc à M. Boyer (2) qu’il faut arriver pour obtenir un point de vue véritablement spécial, exactement conçu et complètement réalisé; mais le but de cet anatomiste n’était pas non plus de créer une anatomie chirurgi- cale. C’est de l’anatomie purement topogra- phique qu’il a faite et qu’il a voulu faire, en résumant à la fin de son dernier volume, par ordre de superposition, les diverses couches qui entrent dans la composition de chaque ré- gion du corps. Malacarne (3) est le seul jusque-là qui ait positivement cherché à se rendre compte, par l’anatomie, étudiée région par région, d’un cer- tain nombre de phénomènes pathologiques et chirurgicaux. Malheureusement, les notions, les remarques dignes d’intérêt sont si rares dans son ouvrage, cet ouvrage est tellement incomplet à tous égards , qu’il n’a fait aucune sensation, et qu’il ne mérite d’être cité que pour rendre justice à l’intention de l’auteur. Les procédés de la chirurgie, rendus de plus en plus rigoureux, par l’Académie royale et par l’école de Dcsault, ne pouvaient man- quer cependant d’enfanter une anatomie nou- velle, qui pût en favoriser encore les peiffec- tionnements et venir au secours de la patho- logie tout entière. Les travaux de Scarpa et de M. Cooper, sur les hernies, de M. Langcn- beck, sur le périnée, sont des essais partiels propres à faire sentir les avantages d’une bonne anatomie des régions ; mais , n’ayant été entrepris qu’en vue de quelques maladies ou de quelques opérations spéciales, ils ne for- ment point encore une anatomie absolument chirurgicale. A. Burus (4) est réellement l’auteur du pre- mier exemple qui ait été donné sous ce rap- port. Son ouvrage, quoique borné à la tète et au cou, lut accueilli avec une grande faveur (i) Cours d’Anat. med., 5 vol. in-8° , l’nris, i8o3. (q) Fraiti complet d’Anatomie, clc., se édit., t. 4, Paris, i8o5. (3) Ricorxli dnlla Anatomia cliirurgiaa, etc., trois parties en un vol. in-8», Padoue, 1801 et 1802. (4) Obscrv. on the svrgical Anntomy of the Hcad andJVcck, etc., in-8», Glascow , 1811. en Angleterre , où la difficulté de sc procurer des cadavres le rendait d’ailleurs plus précieux que dans tout autre pays. Bien que l’anatomie soit utilement envisagée daliscc livre , ce n’en est pas moins plutôt encore un recueil d’oli- scrvalions de chirurgie qu’un véritable traité d’anatomie, soit chirurgicale , soit topographi- que. Burns ne paraît point avoir voulu faire un ouvrage didactique. Il ne s’astreint, en effet, à aucun ordre. Nulle part il ne s’en tient à montrer par de simples remarques la liaison qui existe entre l’anatomie et la chi- rurgie. Partout on le voit donner avec détail et en entier les faits qu’il a pu observer ou qu’il veut invoquer, soit sous le rapport de l’anatomie pathologique, soit sous le rapport de la médecine opératoire et de la séméiologie. C’est, pour tout dire, un écrivain qui donne le résultat de ses recherches et de ses pensées sur la pathologie ou l’anatomie d’application, et non un auteur qui cherche dans la science une direction nouvelle. Aussi son livre foi-me- t-il, dans l’édition américaine, publiée en 1 823 par Pattison, un volume de 500 pages , quoi- qu’il ne traite absolument que de la tête et du cou, et qu’il fût possible d’en écrire au moins autant sur les mêmes régions, en ne traitant que des points qu’il passe sous silence. La même époque vit apparaître un ouvrage qui mérite une place plus élevée dans l’histoire de l’anatoinie chirurgicale. Je veux parler du Traité de M. Colles (1). Le but en est claire- ment déterminé. L’anatomie ne s’y trouve qu’autant quelle peut éclairer la chirurgie, et il n’y est question de celle-ci que dans ses rap- ports les plus immédiats avec celle-là. C’est bien certainement le premier essai d’une ana tomie franchement chirurgicale ; mais ce n’est encore qu’un essai, un essai que l’auteur n’a pas jugé à propos de compléter, et qui ne com- prend qu’une très-petite paptie du sujet. Ainsi, soixante-dix-sept pages y sont consacrées aux hernies inguinale et crurale. Ce qui concerne la hernie ombilicale n’occupe que cinq pages. Tout l’abdomen n’en comprend que quatorze. Quinze autres pages renferment ce qui est re- latif au thorax. Le cou en absorbe vingt, et le bassin avec le périnée, quarante-deux; ce qui fait un total de cent soixante-deux, les cinquante-quatre autres pages du volume étant complètement étrangères à l’anatomie chirurgicale. L’égoïsme national ou l'inadver- tance la plus singulière a donc pu seule faire dire à M. King (2), en 1828 , que cet essai était encore le meilleur que la science possédât sur la matière. Le Traité de Bosenmullcr, publié par livrai- sons et avec planches., de 1802 à 1812 , n’.* (1) A Trcalisc onsurgical Anaiomy^ Dublin , 1811, in-8°, 218 pages.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


