Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The University of Leeds Library. The original may be consulted at The University of Leeds Library.
26/454
![des plaies par première intention a des avan- tages vraiment inappréciables. Enfin, c’est à sa iurrac membraneuse, à sa texture gélati- neuse , solide et vasculaire, à sa grande vita- lité, qu on doit de pouvoir découper, déplacer, transplanter la peau d’un lieu dans l’autre à la manière des végétaux qu’on reproduit par marcotte ou par écusson, et d’avoir imaginé une foule d’opérations ingénieuses qui fout la gloire de la chirurgie moderne. CHAPITRE II. TISSU CELLULAIRE. Trame fondamentale de tout l'organisme*, siège primitif de la grande majorité , «si ce n’est de toutes les inflammations, des abcès et des autres altérations morbides, le tissu cellulaire occupe nécessairement une grande place en chirurgie. Dépourvu de lamelles , de cellules , de mailles, d’ampoules adipeuses chez l’em- bryon, où il forme la presque totalité de l’être, fragile , homogène , sans extensibilité , il s’al- tère , se déchire avec une facilité extrême. Aussi rien n'est-il fréquent comme les maladies du fœtus avant la naissance , et d’autant plus qu’on se rapproche davantage de la conception; si bien que la plupart des monstruosités, des simples difformités, que le bec de lièvre, par exemple, n’en sont que des restes. Ces carac- tères, qu’il conserve en partie dans l’enfance, font que les inflammations diffuses y sont moins communes qu’après la puberté, et que, si la réunion des plaies en est rendue plus prompte, les points de suture qu’on est quelquefois obligé d’employer coupent, divisent aussi bien plus aisément les tissus. Pris dans l’âge adulte, où il importe surtout de le considérer, le tissu cellulaire se divise naturellement en deux por- tions , l’une qui sépare la peau des aponévro- ses, l’autre qui a son siège entre les aponévro- ses et les os, qui sert de moyen de transmis- sion et d’isolement aux autres organes, en même temps qu’il en constitue le canevas. § 1\ —Tissu cellulaire sous-cutané. Sous la peau, la disposition du tissu mu- queux offre deux nuances , qu’il faut se garder de confondre. Ses lames les plus rapprochées du derme sont filamenteuses, celluleuses ou aréolaires, bien plutôt que lamcllcuses; tan- dis que, près des toiles fibreuses*il est pres- que constamment d’une grande laxité, dé- pourvu de cellules adipeuses et de filaments, souple et formé de feuillets superposés, aussi extensibles que minces. Celte particularité, dont les auteurs n’ont point fait mention , sans doulc, parce qu’ils n’en ont pas saisi l’impor- tance pathologique, mérite cependant la plus grande attention. À. Couches aréolaires. Obligé de passer d’une maille à l’autre pour s’étendre, pour gagner au large , l’inflammation des couches superfi- cielles tend continuellement à se circonscrire, à se transformer en foyer phlegmoncux. La pression exercée par les cellules distendues les premières sur les cellules circonvoisines, en favorise généralement l’adhésion, et semble chercher sans cesse à renfermer la phlegmasie dans un cercle aussi étroit que possible. Il en est de même pour le pus qui s’y dépose de prime abord. Son infiltration est bientôt limi- tée par lés mêmes obstacles, et sa réunion en collection d’étendue variable se remarque bien plus souvent que son extension en nap- pes ou pa^ fusées. Les masses squirrheuses, colloïdes, tuberculeuses, les kystes de différentes sortes,, qu’on observe parfois sous la peau, ayant ausà quelques-unes de ces cellules pour point de départ, il est tout simple qu’elles restent long-temps sans contracter d’adhérence avec les aponévroses, qu’elles réagissent plu- tôt sur la peau, et qu’il soit généralement fa- cile de le.s enlever. C’est eu ne pénétrant que jusque-là que T érysipèle ordinaire se borne souvent à produire de petits abcès , au lieu de se transformer en érysipèle phlegmoneux. Les plaies qui s’y arrêtent s'écartent beaucoup moins que les autres, sont plus faciles à rap- procher, à réunir, d’abord en ce que la cou- che dont il s’agit fait, en quelque sorte , partie du tégument dont elle ne peut que difficile- ment être décollée, ensuite, et pour le même motif, parce que l’inflammation traumatique est plus aisée à retenir autour de la blessure. B. Couche lamellèe. — Dans la couche pro- fonde , les choses se passent un peu différem- ment. Sa disposition lamelléc fait que l’inflam- mation de l’un de ses points se propage sur les autres avec une étonnante facilité. Plus rien ne l’arrête, en effet, et elle se comporte ici comme dans les toiles synoviales ou les mem- branes séreuses. La densité des aponévroses d’un côté, la forme entricaillée du tissu sous- cutané proprement dit, de l’autre, l’oblige à glisser entre les deux , à revêtir le caractère diffus. Aussi est-elle l’origine la plus commune de l’érysipèle phlegmoneux, et rarement le siège primitif du phlegmon lui-même. Scs in- flammations ne se circonscrivent que par le travail d’adhésion qui parvient souvent à s’o- pérer entre ses lames aux coufins du foyer morbide. Le pus qui s’y forme la décolle si fa- cilement, qu’on doit tout faire pour lui don- ner issue le plus promptement possible. Autre- ment il fuse, s’étend en lames, pressé qu’il est par les téguments et la réaction des muscles. Delà l’efficacité surprenante des incisions mul- tiples dans le phlegmon diffus et toutes les suppurations en nappe de la couche sous-cuta- née, de là le danger d’abandonner de sem- blables maladies à cllcs-incmcs ; tandis que rï’Sl* •ni'1' nf jtioD0 ... mil ’ .„,il aie#' j /J se «esU®*, ™ -u«reoWr , ti« Sgïî Ltdide siiatôl qu’un erDje mifester, > moins quonn iqoer sur-l- —i •, ., Hi inonou o# ' Il sétife ls caractères pl^siques de ts inSatnt lellement sur les i R/jal, que la forme» pn stmnpat dans les m lies pmameiil à se porter ( “tonde, ou reciproqucracn ïwwurese transforme ( I ^ut, qo’en se propagean kuUk . où il était né, ausl II fou trouve a Cote* “3nierci it v» iœi «a/' résu] 1er ■fermée «eiaeuj Ceî!|)nfait 1 nu «t n)daej av 8PP >edeS(,1 UCû eSt*oi «S ./'“«de s](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


