Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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![§ I. —1 Fascia celluleux. Les couches cellule*fibreuses, rangées de nos jours parmi les fascia, sont au nombre de deux, le fascia superficialis et le fascia pro- pria , l’un interne, l’autre externe. A. Fascia superficialis externe.— Depuis que Camper (] ), A. Cooper (2) , Scarpa (3), Hessel- bach (4), Lawrence (5),M. J. Cloquct (G), ont appelé l’attention sur lui, le fascia superficia- lis , quoique l’objet cle travaux intéressants, est long-temps resté ce qu’il était d’abord , c’est- à-dire une lame ccllulo-fibreuse située entre l’aponévrose du grand oblique et le tissu cel- lulaire sous-cutané de la moitié inférieure de l’addomen. Mais, pendant que j’essayais de démontrer, dans mes cours et dans la première édition de cet ouvrage , qu’il existe en même temps à toute la surface du corps , Goclman (7) s’efforcait, en Amérique, de l’étendre aussi beaucoup plus qu’on ne l’avait fait jusqu’à lui. En 1826 et 1827. M. Paillard est venu donner plus d’extension encore à celte idée , dans sa dissertation inaugurale (8) et son excellenttraité des aponévroses (9) , en sorte qu’aujourd’hui elle ne doit plus rien avoir d’extraordinaire. Envisagé sous ce nouveau point de vue, fascia superficialis est constitué par les lames les plus profondes du tissu cellulaire sous-cutanée, et forme une couche tantôt très-mince, tantôt assez épaisse, purement lamelleuse dans cer- tains lieux, réellement fibreuse dans quelques autres , qui n’est franchement interrompue sur aucun point de la périphérie du corps, pas plus aux membres et à la tête qu’au cou, à la poi- trine et au ventre. Le dissentiment à ce sujet ne peut tenir qu’à une mauvaise application des mots. Si, par les terme d’aponévrose on persiste à n’entendre que ce qu’il signifiait au- trefois, nul doute qu’il ne faille rejeter l’idée que je viens d’émettre sur le fascia superficia- lis; mais alors il ne faudrait pas même l’admet- tre sur l'abdomen, car il n’y offre jamais tous les caractères du tissu fibreux, et souvent il y couserve la forme du simple tissu lamelleux. Si on accorde, au contraire, que ce nom puisse être appliqué à toutes les toiles un peu régu- lières et susceptibles d’acquérir une certaine densité, qui ont pour usage de revêtir ou de (t) Icônes Ilern. (a) Inyuin. and congenit. Ilern., i8o4. (3) Sur les Ilern., trad. de Cayol, 1812. (i ) De ortu etprogressa Ilern., etc., 1816. (5) Traité des Hernies, trad. <lc Gloquet, 1818. (G) Hernies de l’Abdomen, 1817. (7) Descriptions of varions Fasciœ, etc., Phi- lad. , i8a4. (8) llibse, 17 février 1826. (9) Dcscript. complète des memb. fibreuses, etc. Taris, 1S27. tapisser quelques portions du système locomo- teur , le lascia superficialis existe partout et 11e doit être oublié nulle part. Ce n’est, après tout, qu’une condensation des lamelles cellu- leuses , que j’ai indiquée précédemment , en traitant du tissu lamineux sous-cutané. Au crâne il se perd insensiblement dans le tissu dense et serré qui unit les muscles ou l’apo- névrose au cuir chevelu. On 11c le distingue point, ou que très-mal, à la face, parce que là tous les tissus sont en quelque sorte confon- dus. Au cou, c'est entre ses lames que se dé- veloppe le peaucicr. Encore très-raréfié sur la poitrine, il ne s’épaissit et 11e s'isole d’une ma- nière évidente, qu’en descendant sur le bas- ventre et notamment vers les régions iliaques. En se rapprochant de la ligne médiane, il perdsipn aspect lamelleux, s’épaissit et se trans- forme en tissu filamenteux, qui se confond bientôt avec le tissu fibreux de la ligne blan- che , du sternum et de toute la partie posté- rieure du rachis; tandis que, latéralement, il se raréfie de plus en plus, et tend sans cesse à se fondre dans le tissu cellulaire proprement dit. Aux membres il contracte aussi des adhé- rences vis-à-vis des principales articulations. Il n’est d’ailleurs jamais bien distinct de la couche sous-cutanée. S’il est vrai qu’en passant au-devant des saillies osseuses, il manque ra- rement d’acquérir une densité plus grande , il l’est également que vis-à-vis des ouvertures aponévrotiques, des espaces interosseux, sa raréfaction est un phénomène à peu près con- stant; de telle sorte même qu’il s’y engage presque inévitablement, et de manièreà se con- tinuer, sans ligne de démarcation, avec le fascia superficialis interne ou le tissu cellulaire profond. C’est dans son épaisseur que se trouve le panicule charnu des animaux. Je le crois de nature à se transformer en tissu fibreux jaune et même en tissu musculaire. Girard fils a prouvé (1) que la ventrière élastique des ani- maux domestiques, des monodactylcs en par- ticulier , en est une dépendance. Je l'ai vu souvent, au périnée par exemple, former une couche cotonneuse, rougeâtre, évidemment musculeuse ; et chacun sait actuellement que l’état de lamelle fibreuse est sa dégénércscncc habituelle , sen premier degré de transfor- mation. La plupart des données chirurgicales men- tionnées à l’occasion du tissu cellulaire lamcl- leux lui étant exactement applicables, n’ont pas besoin d’être rappelées maintenant. Scs adhérences, opposant toujours un obstacle plus ou moins grand aux matières ou aux par- ties qui tendent à glisser entre la peau et les aponévroses, méritent cependant de n’étre point passées sous silence. C’est à cause d’elles que, non seulement les ecchymoses, les in- flammations, les collections purulentes, les (1) Arcli. gèn. de mèd., 1820 , t. 3 , p. 67. lied l’on île 01?®* rnC5C mt:' ffOL tou la pdf w - tf, 7;W. Mm au jponêrroses, comme t telle® d( la couche sous-culance faotakfaaifofeetcepm î. fuma svperficialii interne. - veA la-âessoas de la peau se trouv rien des priicipaies effilé* sph h lut esta è périloinc al parI twdm coude cellulaire, qui a krait; analogiesarec le fascia supcrlii fcici. Il i lord iediquée sous Iclilrot ;■ i. |ir M. A. Cooper, qui semble fœtale ([«fs iliaques et h i»! &*>•■W, & “Mît t»,.., Wit • ul S{ KÎWifj ‘Hat® ,*Wàei ■C U; lies «ut. éfJC1 «ftbli 4^, ISN % ,SfCC| . ’J» if, «SC K?» m, V* Kf »! «n ***-k?s](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


