Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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![# aussitôt les organes sous-jacents, pour peu qu ils aient de souplesse , faire hernie par l’ou- vcrture. Cela se remarque surtout à la partie charnue des membres, dans le cas d’incision pour les fractures comininutivcs et l’extraction de projectiles lancés par la poudre , ou de corps étrangers de toute autre nature. En dé- finitive, ce qu’on appelle débrideraent n’est si efficace dans les inflammations cl les infiltra- tions purulentes, que par suite de la résistance des fascia fibreux. Les incisions qu’on pratique alors sont autant d’issues livres au boursouf- flcmcnt des parties et à l’expulsion des flui- des. Jusque-là, tout étant retenu, emprisonné à l’intérieur , la compression , presque néces- sairement inégale, n’avait été qu’une cause perpétuelle d’irritation et de souffrance; en- suite elle s’exerce avec ^d’autant plus d’effica- cité que le trop plein du sac aponévro tique se A ide naturellement par les solutions de conti- nuité qu’on y a pratiquées, et que les plaies sont bientôt le seul mal qui reste. C’est donc autant pour permettre aux parties affectées de s’épanouir en toute liberté, sur certains points aux dépens des autres, que pour opérer un dé- gorgement de fluides , qu’on doit se décider à ces sortes d’incisions, qui ont ainsi l’heureuse propriété de concentrer le mal sur un aussi petit espace que possible, en donnant à l'apo- névrose toute facilité de l’étouffer ailleurs. Qu'une inflammation aiguë s’empare d’une toile synoviale, ou du tissu lamelleux qui en- toure un tendon ou un paquet de tendons, exactement renfermés dans une gaine ou une coulisse fibreuse, et on la verra s’étendre de toutes parts en surface, tant que cette gaine ne sera pas incisée. Elle tendra , au contraire, h se circonscrire, à se réduire même, dès que le bistouri sera venu débrider les parties et mettre l’aponévrose à même de repousser les fluides au dehors, en comprimant, de la cir- conférence au centre, toutes les parties com- prises entre elle et les os. 11 faut dire aussi que cette propriété conduit à plus d’un incon- vénient : d’abord à l’étranglement des objets qui s’engagent dans l’ouverture qu’on vient de faire pour peu qu’il y en ait une certaine quantité, une certaine étendue; ensuite à la nécessité de donner une longueur considérable aux incisions , si l’on veut agir avec quelque aisance dans la profondeur du membre. C’est elle aussi qui fait qu’après avoir incisé une aponévrose d’enveloppe parallèlement à sa longueur, on estsouvcnl obligé de l’inciser en- core transversalement, sur les bords de la plaie. Enfin , il en résulte qu'une fois divisée , à moins que scs rubans longitudinaux n’aient été qu’écartés, l’aponévrose , étant remplacée par un tissu moins dense, reste toujours plus faible dans ce point qu’auparavant, et que les fonctions des parties sous-jaccntcs doivent en être plus ou moins troublées. CHAPITRE IV. ATFABEIL MUSCULAIRE. Le système musculaire comprend deux or- dres d’organes : les muscles proprement dits, et leurs annexes. § I.—Des muscles. A. Composition. — Élément spécial et sur- ajouté dans l’organisme, le tissu musculaire a moins d’importance en chirurgie par ses ma- ladies propres que par son influence sur les affections des autres appareils. La raison de cette double particularité se trouve dans sa texture, ses rapports et ses propriétés. Le tissu cellulaire qui en enveloppe les fibres et les fascicules est si fin, que les inflammations doivent y être rares. Comme ce tissu est en même temps souple et très-raréfié, c’est sous la forme d’infiltration, et presque jamais de collection, que le pus s’y présente. Étant in- terposé par lamelles et non réuni en masse parmi les fibres charnues qui le compriment, et tendent sans cesse à en expulser les fluides, il est tout simple que les phlegmasies, ainsi que les nombreuses altérations qui en dérivent, en occupent plutôt la circonférence ou l’exté- rieur que la substance même. Cela est si vrai, que la rareté des inflammations suppuratives dans les muscles est en raison directe de la quantité de tissu cellulaire qu'ils renferment. Comparez sous ce rapport le cœur et les mus- cles de la fesse ! Les paralysies dont le tissu charnu est le siège tiennent aux nerfs qui viennent s’y rendre. Ses contractures, soit douloureuses, soit chroniques, s’expliquent encore par le tissu cellulaire qui en forme la trame. Si les petites gaines qui en cnvclop- jieut chaque filament s'irritent au point de s’enflammer modérément, l'organe devient douloureux et ne peut plus remplir ses fonc- tions; mais la ténuité de la couche enflammée empêche la production du pus. Lorsque ces gaines ne subissent qu'un simple resserrement, une coarctation , elles réagissent naturelle- ment sur l’élément fibrineux, en raccourcissant scs fibres : d’où la contracture cl la rétraction. Quand ses cellules adipeuses, à peine recon- naissables dans l’état naturel, viennent à se remplir de graisse, la fibrine , plus comprimée que de coutume, exhalée en moindre propor- tion , disparait de ses propres gaines, qui se confondent aussitôt sous la forme de filaments onctueux avec la masse, et passent dès lors à l’état de dégénérescence graisseuse. Toutefois, si le tissu cellulaire propre des muscles est uni d’une manière intime à leurs fibrilles, il n’en est plus de même de la cou- & ci <ç r°u „• fl'1 pr jiwoT .;il '«îSt&rt 0*»&<**, Lirtr-lWea ptsf ou emprisonné entre deux a n’esl enlrenne aponévrose el imrntml qu'ils doirei) four force, eide fendre à ri lions morbides au dehors, lipboenientsans cesse, soit. fort pour sc redresser, soit p: neiercent les pins forts d’cnl E ®lfc. Le hernies musc Fw Soil qu’elles se EiW saoisons filreoses, comme £*!)***« e^^.etdonl ' * Cf®lracleD| >.0U si dans oses L '“te. ]| Ur offr <CfJI1i Cli est . j,i ' S il, **11 % ^jj, e cat K Si, !H 'a I 15](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


