Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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Un jeune homme de la campagne nous en a offert une triste preuve à la Filié, en 1832. Une vaste suppuration obligea, il y a quelques années , le chirurgien de son pays a lui traverser toute l’épaisseur du mollet, d’arrière en avant, d’un coup de bistouri, et de pratiquer là une large plaie. 11 en est résulté une telle rétraction du tendon d’Achille que, maintenant, le pauvre garçon n’appuie sur le sol que de la pointe du pied. Le rôle delà contraction musculaire est plus remarquable encore dans les luxations que partout ailleui’s. Elle le produit quelquefois seule, comme on le voit à la mâchoire infé- rieure ; mais le plus souvent, c’est en venant au seGours de l’action des agents extérieurs qu’elle les cause. Disposés autour des articula- tions de manière à en opérer , sans danger les divers mouvements , les muscles ne favorisent les luxations qu’accidentellement. Pour cela, il faut que ceux qui devaient ramener le mem- bre à sa position naturelle rencontrent au moment de leur action une résistance inatten- due, comme après l’élévation du bras, par exemple , lorsque le coude se trouve arrête au moment où les muscles pectoraux et le grand dorsal se contractent brusquement pour ra- mener l’humérus contre la poitrine. Les cavi- tés articulaires étant un point d’arrêt opposé aux rétractions musculaires, il est tout simple qu’une fois la luxation opérée, l’extrémité de l’os soit entraînée vers la racine des muscles les plus forts ; comme on le voit à la tète de l’humérus et du fémur, qui remontent et s’en- foncent consécutivement vers le tronc dans les luxations internes de l’un et externe de l’autre. La tonicité a tant de puissance autour de beaucoup d’articles, que les surfaces osseu- ses , naturellement en contact, s’écartent par- fois de plusieurs pouces, au point de laisser le membre pendant et susceptible de se luxer au moindre effort, quand il y a paralysie, que, pour réduire les os à leur place , on est obligé de mettre tout en œuvre dans le but de l’anéantir momentanément. C’est ainsi que l’ivresse, une forte dose d’opium ou d’émétique, une saignée et la syncope, la peur , une puissante distraction , deviennent une ressource impor- tante quand il s’agit de réduire une luxation de quelque grande articulation. Enfin, c’est encore la contractilité de tissu et l’élasticité qui font qu’en rentrant dans leur cavité, les têtes osseuses produisent ordinairement le bruit caractéristique que tout le inonde connaît, et qu’il est souvent si difficile de changer la di- rection du membre luxé, de le mouvoir dans un sens ou dans l’autre. § il. — Des annexes des muscles. A. Tendons. — Dépourvus de vaisseaux ap- préciables et de nerfs, les tendons ne vivent en quelque sorte que par les tissus qui les en- tourent. Aussi, l’inflammation el la suppura- tion de leur surface en causent-elles à peu près constamment la mortification , qu ils aient subi ou non le contact de l’air. On conçoit par la même raison que, dans les plaies, Usaient peu de tendance à se réunir, et que certains auteurs aient pu donner le conseil d’éviter les points qui en sont abondamment pourvus, quand on est forcé de pratiquer une amputation. Le conseil, toutefois, ne mérite pas l’extension que lui accordent beaucoup de personnes. La matière glutineuse qui s’en échappe dans les vingt-quatre premières heures qui suivent leur section est aussi propre que celle de tout autre tissu à la réunion immédiate, et leur pennet de se coller très-vite à la surface interne des téguments. Ce n’est que lorsqu’il fautattendre la suppuration et le développement des bour- geons celluleux, qu’ils entravent réellement la guérison des plaies. Le feutrage et la nature même de leurs fibres , en font un des éléments les plus résistants de l’économie, à tel point que leur rupture pendant la vie, encore con- testée par quelques auteurs , est au moins très- rare. Quand elle a lieu, enfin, leur défaut de contractilité explique pourquoi la plaie ne s’écarte pas autant que celle des muscles. On ne doit pas oublier néanmoins que cet écarte- ment, tout entier sous l’influence des muscles, dont ils forment la corde, est quelquefois em- pêché, ou plus ou moins borné, par les adhé- rences naturelles du tendon lui-même. Si leurs ruptures, comme leurs plaies , sont si longues à guérir, c’est que, à moins d’en obtenir la coaptation immédiate, elles passent par pres- que toutes les phases de la cicatrisation des os, soit que leurs lèvres se vascularisent, soit qu’il se développe entre elles une substance fibro- celluleuse comme entre les bouts d’un muscle. L’extrême lenteur de leur travail de cicatrisa- tion dépend en outre de ce que le tissu cellu- laire du pourtour n’est ni assez abondant, ni assez intimement uni à leur surface, ni doué d’une assez grande vitalité pour compenser l’état d’inertie presque complète de leur sub- stance propre. Cette absence de vitalité per- met à son tour de les couper , de les blesser, sans causer de douleurs manifestes, sans dé- terminer de réaction sensible, et d’en prati- quer la suture avec une entière sécurité. Seul moyen d’en affronter les bouts, la suture , que les chirurgiens du dernier siècle en ont pros- crite, ne mérite point l’abandon où clic est tombée. Les prétendus dangers qu’elle devait faire naître, en pareil cas, sont purement imaginaires. Traversant, un tissu solide cl peu 5](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


