Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The University of Leeds Library. The original may be consulted at The University of Leeds Library.
420/454
![osseuses. Le fragment supérieur rlu tibia , pré- sentant alors un biseau taillé sur ses faces ex- terne et postérieure, soulève plus ou moins les téguments par sa pointe. Cette particularité , qui paraît inexplicable à M. Boyer , ne dépend- elle pas de ce que l’os est légèrement convexe . en avant et en dedans , et de ce que son épais- seur est plus grande en dehors ? Ne seruble- t-il pas, en effet, que, dans une chute sur les pieds, le mouvement doive tendre à augmenter cette courbure, et que ses lames internes, étant les plus faibles et les moins nombreuses, doivent se rompre les premières ? Quoique dans ces fractures il n’y ait point dé muselés, comme à l’avant-bras, pour effa- cer l’espace inter-osseux, il est utile cepen- dant de presser la masse charnue entre les os , d’une manière quelconque, et particulièrement à l'aide de la compresse tibiale antérieure. Le squelette de la jambe mérite aussi beau- coup d’attention dans les amputations. La sec- tion des chairs, qui ne peut être faite par la méthode circulaire qu’en promenant la pointe du couteau transversalement sur le fond des fosses inter-osseuses, est aussi très-difficilepar la méthode à lambeaux , surtout pour le lam- beau antérieur, à cause de la profondeur de l’espace dans lequel sont logés les muscles. Ljespace inter-osseux , d’autant plus large qu’on l’examine plus près de la partie moyenne du membre , fait qu’en haut et en bas , on peut se dispenser de le traverser avec l’instrument, avant de scier les os. Le péroné se trouvant incliné en arrière, fait, à son tour, que si l’on n’a pas soin de faire tourner le pied en dedans, on est forcé d’élever beaucoup le poignet pour le scier en même temps que le tibia. Etant le plus épais et le plus solide , celui-ci doit recevoir le premier l’action de l’instrument, mais ne doit pas être complète- ment divisé en premier lieu , attendu que l’autre est trop grêle et trop mobile pour sup- porter seul les mouvements de la scie sans se rompre à la fin. La précaution de se placer toujours en dedans , lors de l’amputation de la jambe, est loin d’être indispensable. 11 ne serait pas beaucoup plus difficile de faire la section du péroné avant celle du tibia, en abaissant le manche de la scie, si on était placé en dehors. Au reste, après la division du petit os de la jambe, il importe que scs deux bouts soient pressés l’un contre l’autre, pour éviter l’ébranlement des deux articula- tions péronéo-tibialcs. L’enlèvement du mem- bre fait que le tibia offre une coupe triangu- laire dont la pointe regarde en avant. Comme la peau qui le recouvre n’est doublée que par la couche sous-cutanée, on conçoit qu’elle puisse s'amincir, s’ulcérer ou se gangrener , et finir par laisser l’os à découvert, si la réunion ne se fait pas immédiatement. Aussi quelques chirurgiens militaires, Béclard et M. Gulhric ensuite, ont-ils conseillé d’enlever celte pointe osseuse d’un trait de scie. Puisque les os don- nent a la plaie une largeur d’environ deux pouces et demi à trois pouces en travers, tan- dis que d avant en arrière leur épaisseur est tout au plus d’un pouce et demi, l’un des an- gles de la réunion doit regarder en dedans et en avant, tandis que l’autre sera tourné en dehors et en arrière. Les seuls muscles super- ficiels de la région postérieure étant suscepti- bles de retirer la peau vers le jarret après leur division , font qu’il devient indispensable de disséquer cette membrane dans le reste de la circonférence du membre, pour qu’elle puisse recouvrir le moignon. Il y a toujours trois vaisseaux principaux à lier, quand on pratique l’opération au lieu d’élection : 1° la tibiale antérieure, qu’il faut isoler de son nerf collatéral, et qui est immé- diatement placée sur le ligamentinter-osseux ; 2° la tibiale postérieure , appliquée sur la face antérieure du feuillet profond de l’aponévrose, vis-à-vis du point de contact des muscles flé- chisseur commun et jambier postérieur; 3° la péronière, qui est enveloppée dans les fibres charnues du fléchisseur propre du gros orteil, et n’exige aucune précaution pour l’applica- tion du fil. Il est d’observation que ces trois artères se retirent fort loin dans les chairs, après l’amputation de la jambe, et tellement que , pour saisir la première, on est quelque- fois forcé d’inciser le ligament inter-osseux, et de le détacher des os dans une étendue plus ou moins considérable. J’ai déjà dit que M. Ribes en trouvait la cause dans l’angle qu’est obligée de faire cette branche , pour passer de la région postérieure au-devant de la jambe. Sans rejeter complètement son ex- plication , qui ne serait applicable qu’à la ti- biale antérieure, je pense qu’il est plus natu- rel d’admettre, avec M. Gensoul(l), de Lyon, que les muscles antérieurs et profonds posté- rieurs , étant attachés sur toute l’étendue des fosses inter-osseuses, ne peuvent se rétracter , tandis que les vaisseaux, enveloppés dans un tissu cellulaire souple et lamelleux, remon- tent considérablement. Un peu plus haut, il faut joindre à ces branches les deux jumelles et la nutricière du tibia , avant qu’elle soit entrée dans son canal osseux. Dans certains cas , quoique déjà renfermée dans l’intérieur du canal médullaire , cette artériole peut don- ner assez de sang pour qu’il soit utile d’avoir recours aux moyens de l’art. Or, comme il n’est pas possible de la saisir avec des pin- ces , ni avec le ténaculum , pour en faire la ligature, on est oblige de cautériser avec un fer rouge , ou bien de comprimer avec une boulette de cire , de charpie, de linge, etc., qu'on introduit dans le canal osseux. (i) Thèse inaug., Paris , i8a3. ypè, |f^ nfcricüfl! f>ü jm* ,en' . trois° ;.f|i 1 “ atub«roS lîWf nîtom>llue ■„f;rie“r , po*l<,le tiff* '“.j, df tinfl V P“s )e T0id»ient , co0t] owin.f, i îaïjl<®' mettent rfi®1' marcher iM* *.cearccs( *?£**** ^f^van* Perf'C,ionnen '“i,3 sÿrs mteie externe en est nioin.. qoe l'interne. Or, la raison s c pi uniquement, comme °n cent, dans le volume, ou la considérable de celle-ci, mais i pèce d'étranglement que lui fait inférieur du canal crural dans I fextension de la cuisse, tandis i traîne mollement entre les lissa n jarret Sans être m simple xant-bm, les faines fibreuses ( «ni usa distinctes cependant po, Uaduisen feulant de rainures. î„wUa S' ^ fainurcs méritent touiê î' ra^ fDlrî lejan ■ecr commun. On • ^ pour lier]’, f^intfee ,, 1 na ,arlére tibia] -NaCr^ro al’artère7^aC f 'Su? ]sièr< pus Ei»es3r - f6r%. Ce, «i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0420.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


