Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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![le coude-pied présente b. l’extérieur, de dedans en dehors, les saillies et les dépressions indi- quées en commençant. 1° Chez les habitants de la campagne, les ouvriers livrés à des travaux pénibles, ceux surtout qui n’ont pas l’habitude de porter des bas, la peau est très-épaisse et rugueuse. En général un peu plus dense que dans les régions environnantes, elle offre souvent des rides transversales, qui dépendent évidemment des mouvements du pied sur la jambe. Des poils l’ombragent quelquefois. Des follicules s’y ren- contrent en assez grand nombre , et sécrètent en abondance une matière qui explique en par- tie pourquoi cette région du pied se salit plus promptement que les autres, et devient quel- quefois le siège de gerçures. 2° La couche sous-cutanée, faisant suite à la couche semblable de la jambe, renferme une assez grande quantité de cellules graisseuses. Ses lames se serrent, et se rapprochent en descendant, de manière que , d’une malléole à l’autre , les téguments sont assez fortement unis au ligament annulaire , et que les infiltra- tions sous-cutanées sont généralement arrêtées par cette bride. Aussi , les abcès superficiels se propagent-ils difficilement du bas de la jambe sur le dos du pied, et les enfants ainsi que les sujets gras ont-ils le ccude-pied comme étranglé. En un mot, on trouve ici la répéti- tion de ce qui existe sur la face dorsale du poignet. 3° L'aponévrose, continuant celle delà ré- gion jambière antérieure , y est d’abord très- mince, et presque simplement celluleuse. Après avoir formé le ligament annulaire antérieur , elle s’amincit de nouveau, pour donner nais- sance à l’aponévrose dorsale du pied. La ban- delette transversale , qui réunit les deux mal- léoles, est remarquable par les gaines qu'elle fournit aux tendons. Sans elle, les muscles extenseurs du pied s’éloigneraient considéra- blement, en se contractant , du devant de l’ar- ticulation. Perdant alors une grande partie de leur force, ils déformeraient le membre. L’es- pace qui la sépare de l’article , le tissu cellu- laire lamellcux qui remplit ce vide et les toi- les qui unissent ou entourent les tendons, montrent que les abcès doivent y être dange- reux. Retenus par les tissus fibreux en haut, en bas et du côté de la peau, refoulés en ar- rière , ils peuvent fuser vers la poulie de l’as- tragale ou la jointure scaphoïdo-astragalicnnc, et amener ainsi une altération des plus graves. Il faudrait, en conséquence , les ouvrir de bonne heure; mais, d’une part, leur profon- deur ne permet d’en constater l’existence que très-tard, et, de l’autre, les tendons entre lesquels on est forcé de passer en rendent l’in- cision assez délicate. Large et forte en dedans, clic paraît d’abord formée de deux rubans placés l’un au-dessus de l’autre, et qui se dér doublent pour former une coulisse au jumbier antérieur. La lame postérieure de sa partie in- férieure est plus forte que l’antérieure, et c est particulièrement celle-ci qui constitue le ligament annulaire antérieur du tarse. Après avoir engainé le tendon du jambier, elle se dédouble de nouveau pour embrasser celui de 1 extenseur propre du gros orteil, d’abord, et ensuite ceux de l’extenseur commun et du pé- ronier antérieur; de sorte que le premier est sépaié des seconds par une cloison mince, mais forte, qui ressemble plutôtaux toiles ten- dineuses synoviales qu’aux lames véritablement fibreuses. 4° Sept tendons traversent cette région. Celui du jambier antérieur , renfermé dans sa dou- ble coulisse, descend obliquement vers le pre- mier os cunéiforme. Celui du gros orteil , glis- sant dans une gaine plus molle , marche obli- quement aussi vers la face dorsale du premier os métatarsien. Les quatre branches de l’ex- tenseur commun , rassemblées en faisceau jus- qu à leur sortie du ligament annulaire, s’é- parpillent ensuite pour se porter vers la ra- cine des quatre derniers orteils. Enfin , celui du péronier ne doit être considéré que comme une cinquième branche de l’extenseur com- mun qui passe dans la même gaine. Étant unis par une synoviale qui les accompagne sous forme de toile jusque sur le dos du pied, ils font que les blessures qui pénètrent dans ces gaines sont extrêmement dangereuses. 5° Artères. La tibiale antérieure, qui prend ici le nom de pédieuse, est la seule branche un peu volumineuse qu’on y rencontre. Les mal- léolaires s’en détachent ordinairement un peu plus haut, et la dorsale du tarse plus en avant. Placée alors entre l’extenseur commun et l’ex- tenseur propre , elle est toujours un peu plus rapprochée de la malléole interne que de l’ex- terne. Pour la découvrir , il faudrait inciser dans la fossette médiane du tarse, parallèle- ment au bord externe du tendon extenseur du premier orteil. On aurait à diviser la peau, la couche sous-cutanée , le ligament annulaire, puis une couche lamelleuse très-solide et dif- ficile à déchirer avec la sonde cannelée; mais cette ligature ne sera que rarement tentée : 1° parce que l’artère est trop profondément située ; 2° parce qu’il n’est pas toujours facile de laisser intactes les coulisses tendineuses , et de s’opposer à l’inflammation ; 3e1 parccquc l’o- pération, très-facile au-dessus des malléoles, y offre les mêmes avantages sans faire courir les mêmes dangers; 4° parce que la compres- sion en est généralement facile. 0‘° Les veines qui accompagnent l’artère pé- dieuse et qui l'enLourcnt sont les principales , la couche sous-cutanée n’en renfermant que quelques rameaux qui vont se jeter dans les saphènes, et qu’il est rare de voir passer à l'état variqueux. #5>' in1' «a*!* ml»1 ittrf1 «•Le» dC leslal^‘Ljllés * .«d* ..née. •'* ,.nt f|fe .fifld Xrtdl' >nr tué MP t b, bra»( (filé ‘JP 1 ■ je» ocl*1'1 s'en 01'iSODl:^pr un* es' îiu tj .C fl * i, chu» •*r*ilt***- (ot®e , v écarts 1 écarts® ^&ieriadel «eur.il ; représente 1« i êta®1 è levier que L garnit facilement traverser la H de part eo part au-devant, sans c et sais toucher aux vaisseaux non plus qi testais et muscles profonds. 1‘ U ? épaisse, rugueuse, se gerçant avec fac: surtout en arrière, s'amincit graduelle, tnr les rflés, et rcrét liicnfdt les cane de telle ([ci recero les malléoles. Il esl ça elle se recouvre de poils ; mais elle rcnfei beaucoup dt follicule, sébacés. 2* La cou '«•Atari, dense, filamenteuse, ton conlesnnt Wuconp de véric. aponevrot et cutanée. ID se a la coussinet que 55?- 1 assez s misent Usions ou a franj 'irs. , l“,-ttto),,P«le 1 ^ les 5«len Ha Part s emi en dç’ .Cs jam! '*ütre ',Ci to»];, ttBsts ”c c°Uti](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0424.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


