Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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![est tellement dure, que les instruments ont peine à l’inciser , et qu’elle s’oppose long-temps à ce qu’on puisse sentir la fluctuation des col- lections qu’elle recouvre. C’est principalement au pourtour du talon que se manifestent les gerçures et les engelures, si fréquentes chez les gens de là campagne, aux approches de 1 hiver. On pourrait trouver ici, dans l’orga- nisation des téguments, la cause de ces mala- dies , si elles ne se voyaientpas également aux mains, et même sur la face dorsale du pied. 2° La coucha sous-cutanêe, véritable coussi- net élastique , fibro-graisseux , d’une épaisseur considérable , ne diffère de la couche analogue de la main que par son élasticité plus grande encore, et par sa texture plus serrée. Formée de filaments forts et résistants , qui se portent de l’aponévrose à la peau, s'entre-croisent et se mêlent de mille et mille manières, elle repré- sente un lacis et des loculcs où sont, envelop- pées les vésicules adipeuses. Son épaisseur, qui varie peu, est d’environ trois lignes en ar- rière, et diminue en même proportion que celle de la peau , dans les autres points. Sa grande élasticité joue un 'rôle important dans la station et la progression. Elle amortit la pression du corps sur les téguments et les autres parties molles de la plante du pied. Quand elle s’enflamme , trouvant une résis- tance invincible du côté de la peau , ainsi que vers l’aponévrose , la phlegmasie se propage forcément de proche en proche du côté des orteils ou du talon. Sa texture , aussi serrée , dense et fibreuse, que vasculaire et celluleuse, fait que des douleurs quelquefois intolérables, des accidents excessivement gi-avcs, souvent même une réaction générale et la mort des sujets, se manifestent alors, ainsi qu’il arrive, par exemple , à ceux qui s’enfoncent quelque clou , quelque écharde ou autres corps étran- gers piquants , dans la plante du pied. C’est, dit-on, à la suite de blessures semblables que le tétanos se manifeste souvent chez les peu- ples de l’Afrique et de l’Amérique qui conser- vent encore l’habitude de marcher les pieds nus. Les abcès qui terminent ces inflammations peuvent se former en outre d’une manière sourde , et ne pas faire naître tant de souffran- ces. Comme ils produisent promptement de grands dégâts et le décollement de la peau, il serait aussi nécessaire de faire de profondes et longues incisions dans le principe de ces collections, qu’il est difficile d’en reconnaître l’existence. 3° Aponévrose. Lorsque le coussinet graisseux précédent est enlevé, la plante du pied sem- ble divisée en trois portions saillantes, qui par- lent du talon pour se confondre en s’épa- nouissant près des orteils et représentent assez exactement les éminences thénar , hypothénar cl. le creux de la main. L’une, se continuant avec le bord inlcrncdu pied, renferme une grande partie des muscles qui vont au premier métatarsien et au gros orteil. Une autre, placée en dehors, se trouve formée par les faisceaux musculaires qui s'attachent au cinquième mé- tatarsien , ainsi qu’au petit orteil. La troisième, plus large en avant, mais plus étroite en ar- rière que les deux autres, s’étend du milieu du talon a la hase des orteils, et renferme principalement les muscles et tendons fléchis- seurs. L aponévrose plantaire couvre ces trois re- liefs. Quoique isolée en apparence, on peut dire oependant qu’elle se confond sur les Côtés avec l’aponévrose dorsale , en arrière et en dcdans-avcc le ligament annulaire interne du tarse, et qu’elle nuit des tubérosités posté- rieures du calcanéum. Sur la saillie muscu- laire interne, elle est mince et presque sim- plement celluleuse. Correspondant d’ailleurs à la grande échancrure plantaire, elle fait que les inflammations et les abcès profonds qui se développent dans ce point, se compor- tent à peu près comme sur l’éminence thénar, et que les blessures y sontgénéralement beau- coup moins dangereuses que dans le reste de la région. Sur l’éminence externe, elle repré- sente une bandelette extrêmement forte, qui vient spécialement de la tubérosité externe du calcanéum , et se rétrécit graduellement en- suite. A partir de la saillie postérieure du cin- quième métatarsien, où elle se fixe, en com- plétant l’arcade du long péronier latéral, elle ne forme plus qu’une lame celluleuse ou fibro- ccllulcuse , comme sur la saillie interne. En dedans, néanmoins , un ruban fibreux distinct continue de marcher en avant, en se confon- dant avec l’aponévrose de l'éminence médiane. Constituant l’aponévrose plantaire proprement dite , celle-ci est triangulaire comme la saillie quelle tapisse. Très-épaisse en arrière, où est sa pointe (qui ressemble plus à un tendon qu’à un fascia ) , elle s’amincit en s'épanouis- sant , de manière que, vers le milieu, ses fibres commencent à s’écarter pour former bientôt cinq bandelettes distinctes, qui se bi- furquent sous la tête des os métatarsiens pour les tendons fléchisseurs des orteils, de la même manière que nous l’avons observé relative- ment à l’aponévrose palmaire. Assez souvent la bandelette du petit orteil manque , ainsi que celle du premier; ce qui tient à ce que les feuillets externe et interne du fascia se transforment en tissu cellulaire avant d’arri- ver aux phalanges. De chaque côté , et dans sa moitié postérieure, clic se confond avec les portions latérales , en formant deux cloisons, dont l’interne se fixe à la face inférieure des os premier cunéiforme , scaphoïde et astragale, tandis que l’externe gagne la crête du cuboïde et la face inférieure du calcanéum. Chaque éminence-charnue de la plante du pied est ainsi contenue dans un canal moitié W 'flcSP3CC’|, rd « >tU, U0> >’:> i un #'°T tt ntic les tio» 'l' j U- mW % tliisd»' rew<, h hibér^' ,$if5 desfc pcliM1'11 ttjt 1 ' jJa sa® Sit&j aile. fl faux »• - naillaw^ jiltrtt .... >wt , du Utf i dt1 ™le décati ]t«tendon;, lCl 'sl «eontrtdtkj ■ tiennent dtl* jaIDI chancrure osseuse 1 .-..rdi laM de< nart do laf>£ cunéiforme JkMV— - ) seulement, ’ct qu’il refait, ] fltfidn courtdeel kqnel il est dès-l Celui-ci semble do portion charnue ( qn’tB arrière. Insè plus on moins aloi preaier enneitn lit interne «asile avec h](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0430.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


