Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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Plus épais en dedans qu’en dehors, ayant jusqu’à deux pou- ces et demi de hauteur , il nécessite un lam- beau qui s’étende presque jusqu'aux têtes mé- tatarsiennes. Dans l’amputation tarso-métatar- sienne, l’épaisseur des os diminuant d’une manière assez régulière , du premier cunéiforme vers le bord externe du pied, exige qu’on donne plus de longueur au lambeau en dedans qu’en dehors. Mais, comme le métatarse est naturel- lement plus long du côté tibial, il suffit de termi- ner la section des parties molles à une égale dis- tance de tous les orteils, c’est-à-dire sous leur ex- trémité postérieure, eu ayant soin d’arrondir un peu les angles du lambeau, pour que sa forme et sa longueur soient en rapport avec les surfaces contre lesquelles on doit le relever. La concavité des os permet d’arriver facilement jusqu’à la par- tie postérieure de leur renflement pkalangien ; mais alors , pour terminer l’incision, il importe d’abaisser fortement le tranchant du couteau. L’os métatarsien du gros orteil, fortement renflé à ses deux extrémités, très-concave sur ses faces interne et inférieure , a fait poser quelques règles de pratique qu’il est utile de rappeler. On n’ampute point, par exemple, dans la première articulation métatarso-pha- langienne , parce qu’on préfère le couper en biseau dans la partie moyenne de son corps. D’un autre côté, quand il est lui-même affecté , on ne doit point, à moins de nécessité abso- lue. le désarticuler en arrière, attendu que le premier cunéiforme formerait une saillie fort gênante sur le bord interne du pied après la guérison. Si cette dernière règle peut être maintenue avec avantage, il n’en est pas de même de la première. Le Dran (1), M. Riche- rand (2) et la plupart des modernes auraient absolument raison s’il ne s’agissait que de forme régulière en pareil cas ; mais la tête du premier métatarsien fournit un point d’appui trop important au pied dans la marche et la station pour qu’on en fasse le sacrifice quand il est possible de s’en dispenser. L’étendue de la plaie, la section obligée de l’os, l’importance des parties molles à diviser, la difficulté même des manœuvres à employer, s’opposent d’ail- leurs à ce qu’on établisse la moindre compa- raison entre ces deux opérations. Bien que le renversement du tarse n’en soit pas aussi souvent la suite que le croit M. Blandin, puis- qu’il ne s’est montré chez aucun des quatre malades que j’ai opérés, c’est un accident pos- sible cependant, qui doit engager aussi à re- pousser le précepte de Le Dran. Aux raisons qui ont fait adopter la section oblique de l’os à (i) Opérât., p. 56g, ou Obs.,t. u, p. 36g. (a) Nosograph. chirurg., etc., t. 4. PIED. 417 la place de 6a désarticulation tarso-métatar- sicnne, encore recommandée par M. Gou- raud (1) comme plus prompte et plus facile, il faut ajouter le danger de voir la phlcgmasie se propager du premier cunéiforme à toutes les autres surfaces synoviales du tarse. L’enlè- vement de cet os en conservant l’orteil, opé- ration suggérée par la nécessité à M. Barbier (2), dans un cas de luxation compliquée, et dont M. Blandin (3) a essayé de poser les principes depuis, quoique possible, puisqu’elle a réussi à ces deux chirurgiens, assez facile même, est loin cependant d’offrir les mémos avantages qu’au pouce. Aussi est-il douteux qu’elle reste dans la science, que les praticiens consentent à la substituer à la précédente dans l’unique but de conserver un organe aussi peu essen- tiel que le gros orteil. Du reste , on peut ap- pliquer ici ce qui a été dit de l’os métacarpien du pouce. Seulement, comme le premier mé- tatarsien est à peu près immobile, lorsqu’il ne s’agit point d’une simple désarticulation , mais d’une section oblique dans la continuité, le procédé qui consiste à couper d’abord les chairs d’avant en arrière, entre les deux pre- miers orteils , pour détacher ensuite le lambeau interne, après avoir scié l’os , ne présenterait aucun avantage, et les deux autres, qui ont été indiqués pour le pouce , sont à peu près les seuls à employer. Quand on commence en traversant les tissus de la face dorsale vers la face plantaire , il est indispensable de pousser les parties molles en dedans, autant que pos- sible , afin de donner une épaisseur conve- nable au lambeau. Il importe , en second lieu , d’enfoncer d’abord le bistouri perpendiculaire- ment sur le milieu de la face supérieure de l’os, afin de pouvoir reporter la peau jus- qu’au niveau de son bord interne avec l’in- strument, qu’on incline alors de manière à le faire glisser sur sa face interne et infé- rieure; il faut aussi que le bistouri en suive la concavité, et que le lambeau soit prolongé au-delà de l’articulation métatarso-phalan- gienne. L’exostose , si fréquente dans sa région dorsaie, chez les sujets d’un certain âge re- poussant le tendon extenseur à droite et à gauche, serait toujours excisée sans danger si elle n’était parfois trop voisine de la syno- viale articulaire , et si l’inflammation ne pou- vait aussi gagner toute la face dorsale du pied Quant aux autres métatarsiens, le dernier est facile à enlever, par les divers procédés mis en usage pour la désarticulation du petit doigt en y joignant les modifications qu’exigc^lâ saillie formée en arrière et en dehors par son tubercule postérieur. M. Bouchet (4), de Lyon (î) Principales Opérât., Tours, i8i5. (i) Soc. mcd. d'EmuL, t. i, p. 2,8. Paris, t8o3. (3) Bill, mèd., 1828,1.1, p.5. (4) Blandin, Anatom. top., p. G76. 55](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0437.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


