Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1834
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Credit: Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire / par Alf. A.L.M. Velpeau. Source: Wellcome Collection.
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![pendant, son plus faible degré Bufllt pour cau- ser de vives douleurs, parce que le moindre gonflement des lamelles interposées réagit sur la substance nervale et la comprime. Celte texture serrée fait en outre que le pus, quand il s’y est formé, se dissémine sous l’aspect de stries ou de petits ponits dans les interstices linéaires des filaments nerveux, au lieu de se rassembler en foyers , et que les tumeurs scro- fuleuses y sont tellement rares qu’on en con- teste encore l’existence (1). Elle fait, par la même raison , que les productions et les dé- générescences douées de quelque prédilection pour les tissus durs , tels que les glandes et la matrice , s’y remarquent assez souvent. Val- salva (2) y a vu une tumeur dure et homogène, comme un ganglion du grand sympathique; Cheselden (3), Beauchènc (4)', y ont observé des kystes , et M. Richerand une série de renfle- ments fusiformes (5). D’autres parlentde tumeurs cancéreuses (C) . Les petites masses connues sous le nom de névromes, qui se développent le plus souvent au-dessous de la peau, et qui causent de si vives douleurs , y ont aussi été placées , mais à tort probablement , car des observations.relatées par M. Dupuytren , par M. Jaunie , qui les décrit sous le titre desquir- rhes enkystés (7), etpar moi-même , tendent à prouver qu’elles sont tout-à-fait étrangères aux nerfs. Leurs piqûres ne sont si douloureuses, que parce qu’elles en ébranlent plus ou moins les divers Glets ; et, comme il est difficile qu’el- les ne touchent pas par quelques points la ma- tière nervale , elles laissent souvent à leur suite une petite induration , une sorte de ren- flement. Quand on les divise incomplètement ils causent d’abord des douleurs très-vives, parce que les Glets conservés réagissent plus ou moins sur ceux qui ne le sont pas. Leur section n’est point accompagnée de rétraction, ou n’en offre du moins qu’une très-légère, d’abord parce qu’ils sont en général très-libres , très^mobiles au milieu des muscles ; ensuite parce que leurs branches, leurs filaments, sont contenus dans des tubes presque inertes. Il résulte de là qu au lieu de rentrer dans les chairs après une amputation , ils proéminent et pendent à la surface de la plaie , puis que si on se borne à les inciser sans produire de perte de substance, leur continuité manque rarement de se rétablir par agglutination im- médiate. Aussi est-il probable alors que les fonctions ne tarderaient pas à renaître , et a- (1) Bcscot. pag. a5g. (2) Morgagni, Lct. 5o. (3) Anutom., p. 206, d’après Dcseot. (4) Descot, pag. 253. 5) IL. G) Viel Hautmcsnil, Thèse. Paris , 1807. — Del- îh1, Dict. des Se. màd., art Cancer. 7) Ilicse. Paris, 3u décembre 1828. t-011 reconnu que la cautérisation ou l’excision devient indispensable, lorsqu’on veut en sus- , pendre pour toujours les irradiations. Bu reste, comme c’est la pulpe nerveuse qui constitue leur essence , et qu’elle 11’a point de tissu cellulaire pour base , l'anatomie prouve qu ils 11c peuvent pas se reproduire , que L’on- tana , Michaeli, Ilayghton, Mayer s’en sont par conséquent laissé imposer , et que Arnc- mann , Reil , etc., ont raison contre eux. Les nerfs ne se réunissent qu’à la manière des muscles, c’est-à-dire que par 1 intermède d’une couche plastique qui se dépose et s’organise entre les deux bouts de celui qu’on vient de couper , ou bien , par suite du travail qui s’o- père dans leurs éléments communs, de la ra- réfaction de leur tissu cellulaire , qui refoule la moelle au loin , ferme les orifices de tous les petits canaux qui la renferment , et se transforme peu à peu eu une cicatrice ou un cordon fibro-celluleux capable d’en rétablir solidement la continuité ; mais, soit que l’in- fluence médullaire traverse cette substance nouvelle, soit qu’elle trouve des voies de dé- tour , il n’en est pas moins incontestable qu’au bout d’un certain temps la branche divisée, en eût-on même détruit une portion, finit par reprendre une grande partie , si ce n’est la totalité de ses usages. Au demeurant, ces remarques prouvent que , dans les névralgies qu’on veut traiter par l’opération, il est prudent de recourir à la cautérisation ou à l’excision, et de ne s’en tenir ni à l’incision ni à la ligature. Générale- ment moins tendus et plus souples encore que les vaisseaux, les nerfs s’accommodent sans peine à tous les mouvements, à tous les chan- gements d’attitude du corps ; circonstance d’autant plus heureuse que le moindre tiraille- ment exercé sur eux soit dans un sens, soit dans un autre , amène sur-le-champ de vio- lentes douleurs, douleurs , au surplus , qui paraissent tenir bien moins aux tractions exer- cées sur le nerf qu’à la pression éprouvée par scs Gbrilles. Une tumeur anévrismale ou au- tre, qui les déplace , agit en les comprimant. Il en est de même d’un corps étranger qui se serait arrêté dans leur épaisseur. Leurs rap- ports avec certains os les exposent a la com- motion et aux contusions. Un coup sur la face produit un éblouissement qui ne peut être dû qu’à la commotion des nerfs. Une violente secousse du coude engourdit momentanément toute la portion cubitale de l’avant-bras et de la main. Une chute sur le sacrum paralyse mo- mentanément les membres inférieurs. Non- seulement ils peuvent être excités, froissés par les agents extérieurs à travers les téguments, mais ils peuvent encore s’engager entre les fragments d’une fracture , et y courir le risque d’être piqués , tiraillés, déchirés. Accompagnant presque toutes les veines su- J us »>a te#* ! k> . « llcl|r 1 (*►' . kraticW5 , < Ji* PL, coWFf tfc**??]*** Ls-p^les ««»>] Ifrriira ' ils sont lanh> ,J, 1 * à leurs cordons njï»1 2 3 4.; wï et ta <1® !'î p'w le iHMKjue a à «inc )u! Hquentae, àla fémorale, etc J k! if Idresf fl ifgranies pré I ftereth mprendreàm le h I pfccf iirtaor Je /àrlére, dans l'oper I foroat ri âpre; les amputations. I ■fanenl une sorte de natte, Je pie, I arflofpe ei cache tcjlemenl le tronc a IP In plions à pratiquer sur lui I dicolii extrême. Témoin 1 routent, néanmoins, • isWi ^ f* ™9ca Prioci ^^-co'anMl « ^wnent ru a. ‘“de , j W “SffdeU, Coasse, “cor L ï.CS Cocer Jar I Ulrut ÎS'J 1 I ^It,1 '‘•f»rileHdanêer](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536715_0058.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


