L'homme et l'intelligence : fragments de physiologie et de psychologie / par Charles Richet.
- Charles Richet
- Date:
- 1884
Licence: Public Domain Mark
Credit: L'homme et l'intelligence : fragments de physiologie et de psychologie / par Charles Richet. Source: Wellcome Collection.
23/586 page 13
![tôt l’iris se dilatera. Il y aura donc réaction sans qu’il y ait eu douleur. C’est pourquoi il est permis de supposer que l’arrêt du cœur, l’abaissement de la pression artérielle, la dilatation de l’iris, sont des actions réflexes, jusqu’à un certain point indépendantes de la douleur. Elles coïncident avec la douleur, mais ne sont pas produites par elle. D’une part, en effet, si l’on supprime les centres cérébraux, ces réflexes n’en persistent pas moins ; d’autre part, ils se produisent avec des excitations faibles, non douloureuses, aussi bien qu’avec des excitations intenses, pen- dant l’anesthésie même complète. L’excitation forte d’un nerf de sensibilité semble donc avoir deux résultats : d’une part, elle va dans le cerveau produire une sensation de douleur ; d’autre part, s’irradiant dans la moelle et ' le bulbe, elle se réfléchit sur les organes délicats et impression- nables, tels que le cœur et l’iris, [ii] Nous pouvons ainsi en dernière analyse admettre ces deux points ; 2° La douleur provoque des mouvements instinctifs et coor- donnés, analogues aux mouvements de défense, caractérisés parle cri, la contraction des muscles de la face, et une flexion générale du corps. Ce sont des actions réflexes qu’on pourrait appeler volontaires. 3° La douleur coïncide avec Varrêt du cœur, la dilatation de Viris, l’abaissement de la pression artérielle ; mais ce n’est pas la douleur qui provoque ces actions réflexes : elles sont simple- ment simultanées, et produites par la même cause.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28089765_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


