Considérations sur l'Hippocratisme et l'anatomisme, et réponse à la question ... : 'Jusqu'à quel point l'anatomie pathologique peut-elle servir de base à la classification des maladies?' / [C.-M. Gibert].
- Camille-Melchior Gibert
- Date:
- 1833
Licence: Public Domain Mark
Credit: Considérations sur l'Hippocratisme et l'anatomisme, et réponse à la question ... : 'Jusqu'à quel point l'anatomie pathologique peut-elle servir de base à la classification des maladies?' / [C.-M. Gibert]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![\ *7 Lafievre maligne (dit Sydenham) n’est pas une ma- ladie qu’on rencontre tous ]es jours, et les fievres ac- compagnees d’inflammation (ou inflammatoires) sont de beaucoup les plus frequentes. Combien de fois, au grand desavantage des malades, les medecins d’autrefois n’accusaient-ils pas a tort de malignite un grand nom- bre de maladies aigues dans lesquelles, a cause de ce nom fatal, ils ne craignaient pas d’employer les stimu- lans, les cordiaux, les alexipharmaques ! C’est une in¬ vention (ajoute encore Sydenham) qui a ete plus fu- neste au genre humain que celle de la poudre a canon; car c’est precisement dans ces fievres pre ten dues mall gnes qu’on rencontre ordinairement les inflammations les plus intenses. Baglivi s’exprime encore en termes plus precis (De febribus malignis et mesentericis) : Le vuigaire des medecins (dit-il) et le vulgaire des hommes appellent commandment malignes les fievres qui s’accompagnent de symptomes graves et qui ont une tendance funeste • mais, la plupart du temps , ces fievres dependent d’une inflammation viscerale, soil profonde et phlegmonneu- se , son superficielle et erysipelateuse t a quoi bon do¬ lors , ce mot misterieux de malignite, qui n’est propre qua jeter du doute et de 1’obscurite sur la nature du mal ? Lorsque vous verrez survenir l’aridite de la lan- gue (dit encore Baglwi), ]a faiblesse du pouls le froid des extremites , l’anxiete, qui semblent annoncer restrictions, d’interpretations , d’hesitaUons , que presque jamais ie nte- dccin phys.olog.ste n’ose y avoir recoins. Cest d'aillenrs nn fait „ui de. vent, .1 est vra., nn pen moins patent anjonrd’hni, mais que nouJ avons pn observer de la maniere la plus evidente alors que la doctrine p ys.o og.qne jouissait de toute »a vogue et brillait de tout son eclat 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30374637_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)