Etude du torticolis spasmodique et de son traitement chirurgical / par Camille Isidor.
- Isidor Camille.
- Date:
- 1895
Licence: Public Domain Mark
Credit: Etude du torticolis spasmodique et de son traitement chirurgical / par Camille Isidor. Source: Wellcome Collection.
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![sur le nerf droit. Le trapèze fut divisé transversalement, ainsi que le splenius et finalement le complexus. Ceci fini, on aperçut le triangle sous-occipilal conte- nant l'arlère vertébrale et la veine ; le premier nerf fut sectionné aussi loin que possible, et réséqué d'un demi-pouce. Le deuxième fut trouvé près du triangle, et le troisième à un pouce au-dessous; on les réséqua chacun d'environ un demi- pouce. Aucun drainage ne fut employé ; les muscles divers furent réunis par suture, et la plaie guérit. Des souffrances considérables furent éprouvées dans l'épaule, sous forme de douleurs névralgiques, i^a région occipale du côté droit n'était, d'après le dire de la malade, le siège d'aucune sensibilité. Les mouvements spas- modi(]ues étaient maintenant insignifianls, et étaient confinés dans les rotateurs profondes du côté gauche. Après un intervalle suffisant, je tentai l'opération sur les branches postérieures des trois |)remiers nerfs cervicaux gauches, opération que je supposais devoir être suivie d'une guérison complète. Je veux cependant laisser s'écouler deux années avant de porter un jugement final sur le cas de cette malade dont j'ai fidèlement rapporté l'histoire. Obs. LVin. — Excision du spinal accessoire et des branches posté- rieures de quelques nerfs cervicaux. Guérison. — Noble Smith. Briiisli med. Journal, 4 avril 1891, Spasmodic wrij-neck, p. 46, 49 ; Lancet, 1892, I, 1361, et 1893, II, 493. — La malade était une femme âgée de 41 ans, qui me fut envoyée par le D Mahomet de Bournemouth. Elle souffrait depuis seize ans d'un torticolis s|)asmodique violent, ayant commencé peu de semaines après une entorse du cou en essayani d'entrer dans un bateau. Spas- modique dès le début, son affection alla en s'augmentant pendant les premières années, et atteignit son summum d'intensité un an et trois mois avant l'inter- vention chirurgicale ; on mit alors à la malade un corset orlhopbédique qui ne hii fit aucun bien, et fut même cause d'irritation. Quand je vis pour la première fois la malade (30 octobre 1889), la tête était dirigée latéralement vers la droite, et la portion cervicale de la colonne verté- brale était très fortement incurvée à gauche. Il y avait une action spasmodique constante du sterno-mastoïdien gauche et de la partie supérieure du trapèze gauche tournant la tête vers l'épaule droite. Il y avait aussi une action spasmo- dique dans le splenius capitis et les autres muscles du côté droit du cou produi- sant la même inclinaison de la tète que les muscles déjà nommés du côté opposé. Pendant quatre mois, j'essajai les eflelsde l'immobilisation et des médicaments. Le port d'un appareil de maintien était assurément profitable, mais il ne corri- geaii qu'en partie l'action spasmodique. Je proposai alors l'élongation du nerf spinal accessoire. Les raisons pour lesquelles je ne fis pas l'excision d'une partie du nerf étaient les suivantes : en premier lieu, bien que le rapport du traite- ment tende à montrer que les spasmes, même s'ils s'étendent à d'autres muscles, peuvent être vaincus par la paralysie du sterno-mastoidien et du trapèze, il ne fallait pas en conclure qu'il en serait de même dans le cas présent où il y avait de violentes contractions dans le côté opposé du cou. De plus, je](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21728689_0110.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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