Traité de chirurgie d'armée / par L. Legouest.
- Legouest, Venant-Antoine-Léon, 1820-1889.
- Date:
- 1863
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de chirurgie d'armée / par L. Legouest. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
80/1072 page 62
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![léger mouvement fébrile. Mais quand l'inflammation des plaies a dépassé les limites de l'inflammation adhésive et que leur réunion ne s'opère pas ; quand leur étendue s'op- pose à l'affrontement des bords et qu'elles doivent né- cessairement suppurer, les phénomènes généraux plus marqués qu'ellesdéterminentont reçu le nom de fièvre trau- matique. Du deuxième au troisième jour après la blessure, le malade éprouve de légers frissons ; le pouls s'accélère ; la peau devient chaude; la face s'anime ; la soif augmente; la langue se recouvre d'un enduit saburral ; l'appétit se perd; la constipation survient; les urines se chargent et diminuent de quantité; le sommeil est irrégulier, léger, ou manque complètement. Ces phénomènes fébriles ont une durée et une intensité variables selon l'étendue de la plaie, selon que le blessé est plus ou moins irritable, que sa santé générale est plus ou moins satisfaisante, que ses or- ganes digestifs surtout sont en plus ou moins bon état. Traitement. — Le traitement des plaies est local et généra]. Le traitement général des plaies simples consiste dans le repos de corps et d'esprit et dans tous les moyens propres à conjurer l'inflammation, à modérer sa violence et à en abréger la durée : afin de pas nous exposer à des redites, nous renvoyons à ce que renferme le chapitre xvi, sur le régime des blessés et des opérés. Le traitement local se compose des soins préliminaires et du pansement proprement dit. Soins préliminaires. — Lorsque la plaie est de peu d'é- tendue et qu'elle siège sur une partie qui ne nécessite pas que le blessé soit couché, elle pourra être pansée, celui- ci étant debout ou assis ; dans le cas contraire, et en parti- culier pour les plaies du tronc et des membres inférieurs, on procédera au pansement, le malade étant préalable- ment couché. La plaie et ses environs seront lavés du sang qui les recouvre ; elle sera débarrassée des corps étrangers](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21063941_0080.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)