Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier.
- John Brown
- Date:
- 1805
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Credit: Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier. Source: Wellcome Collection.
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![^ PRÉFACE nique excède 1 état de santé, elle produit un gem’e de- mala- dies; elle on produit un autre, si elle baisse au-dessous de ce degre. Brow napjjolle sthéniques les maladies produites par uu excès d uieigie ou de rigidité des solides, et asthéniques celles qui résultent d’une débilité ou d’une laxité excessives. Sous ces deux états il comprend toute l’iliade de maux qu’on lit dans les volumineux recueils de Sauvages et des nosologistes plus modernes. Si on se borne à considérer les fondemens gé- néraux de ce système, on lui trouve réellement beaucoup de ressemblance avec l’ancienne doctrine de Tliemison et des mé- tbodisle^. Le Strictum et le Larcum dans les solides, d’où The- mison faisait dériver presque toutes les maladies, se rappor- tent assez bien à l’état de Sthénie et d’Asthénic de ces mémo» solides. Mais Brown n’admet, pour fondement de sa doctrine, que ces deux états ; Thémison en admettait un troisième qu’il appellait mixte, et qu’il faisait consister dans l’existence simul- tanée du resserrement et du relâchement. Au surjilus, l’un et l’autre médecin rejettent toute recherche des causes secrètes dans les malatlies, la question des fonctions naturelles et tout ce qui n’est pas évident ou incontestable. Après avoir exjiosé les bases du système de Brown; donnoiis-eii une idée som- maire. Cet auteur met de côté toute considération relative à la na- ture et au mode d’action de la contractilité et delà sensibilité; et sans chercher si ces facultés sont distinctes et s’exercent sépa- rément , ou bien si elles sont liées entr’ellcs et par quels ra]>- ]>orts elles le sont ; si leur action réside dans la structure orga- Jiique des parties ou plutôt dans quelques fluides qui parcou- rent la substance intime des nerfs et des muscles , il reconnaît uniquement que toutes les fonctions de l’animal vivant s’exer- cent de manière a tendre vers un seul et même but. Cette fa- culté évidente , quelle qu’elle soit, au moyen de laquelle l’ani- mal ])eut sentir l’impression des stimulans extérieurs , de sorte quilen icsulte quelque changement en lui, Brown l’appelle](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22033816_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)