Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier.
- John Brown
- Date:
- 1805
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Credit: Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier. Source: Wellcome Collection.
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![fncitahilité. C’est principalement celle faculté qni distingue l’animal vivant du mort, et Tuniversalité des êtres animés de la matière inerte. Il divise les stimulans en externes et en in~ ternes ; sous le nom externes, il comprend en général la cha- leur animale , lesalimens, les poisons, l’air et peut-être aussi les miasmes imperceptible^, qui produisent les maladies con- tagieuses ; il comprend enfin le sang et toutes les humeurs qui •en sont secrétées. 11 appelle internes, la contraction musculaire, l’exercice des sens et de la pensée, les affections morales. Il romme en général tous ces stimulans Fuissanecs incitantes et leurs effets quelconques incitation. Ainsi toutes les fois que nous apercevons un mouvement de l’esprit ou du corps, nous pouvons' en conjecturer avec certitude qu’il existe alors un sti- mulant, quoique nous ne l’apercevions point })arle secours de nos sens. Tel est l’effet constant des stimulans, qu’ils entre- tiennent la vie et la santé. Trop augmentes, ils produisent des maladies sthéniques; trop diminués, ils en causent iFast?ic~ nicpies. De même si VIncitabilitc, ou la faculté de sentir l’impression des stimulans vient à changer, pèche par excès ou par défaut, la force des stimulans restant la même, il en naît les deux geni’es de maladies dont j’ai parlé. Puisque la vie consiste dans Vincitabilité, ou la faculté de sentir l’im- pression des stimulans, et que leur action épuise VIncitabilitc au bout d’un certain tems, il s’ensuit que l’usage continuel des stimulans trop énergiques, leur erapdoi trop fréquent ou trop immodéré épuise plutôt l’incitabilité et rend la vie plus courte. Cela explique assez bien pourquoi les maladies sont plus fréquentes et la vie est généralement plus languissante chez ceux qui sont adonnés à la bonne chère, au vin, à la dé- bauche et aux ])laisirs ; tandis que la santé, la force et la lon- gévité sont le prix du travail et de la frugalité. IjCs maladies étant le produit d’une augmentation ou d’une diminution trop grande dans la force vitale, ou dépendant »](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22033816_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)