Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier.
- John Brown
- Date:
- 1805
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Credit: Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier. Source: Wellcome Collection.
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![comme j’entends de tous côtés accusex’ la trop grande densité ou fluidité du sang et plus souvent encore l’Acrimo- me, dans des maladies dont on ne saurait guère entreprendre le traitement méthodlcpie sans avoir sur-tout égard à l’état des solides ; comme enfin je vois assez souvent que ce préjugé sur les vices du sang , fait abandonner certaines maladie» comme incurables, et même publier hautement que toute es- pèce de traitement leur est pernicieux , tandis qu’il est plu-» sieurs d’entr’clles qui guérissent avec le teins, ]iar le rétablis- sement des forces , ])ar une nourriture copieuse, par l’usage du vin ou un genre de vie exercé, et au grand étonnement des médecins (*), j’ai cru d’après ces observations faites chaque (*) L’observation journalière présente quelques maladies de ce genre , et Hunier, le premier que je sache , a liien dcnioiUrc que. ces guérisons spontanées n’étaient pas rares parmi les maladies vé- nériennes. Il a vu des ulcères résultant de bubons suppurés , que ni les mercuriaux à l’intérieur ni aucune espèce de topique , ni lu ï'égime n’avaient pu cicatriser, se fermer et guérir par l’effet d’une nourriture plus abondante , de l’exercice , de l’air pur de la cam- pagne. Dans ce même ouvrage sur les maladies vénéiiennes, llunter fait une observation bien conforme au système de Broivn qu’il ne connaissait pas : c’est que le plus souvent le régime des maladies vénériennes , (qui selon Broivnsont rangées dans la classo des asthéniques ) n’est pas d’accord avec leur traitement ; qu’il n’y a point de mal que pendant les frictions mercurielles le malade fasse usage du vin , d’alimcns un peu substantiels, respire un air élastique mais tempéré. J’ai employé plus d’une fois ce mode de traitement de la vérole confirmée , ou conslitulionnellc , comme on l’appelle depuis peu. C’eSt celui que j’emploie communément aujourd’hui cl avec succès. Presque jamais je ne défends le vin ni un régime r.ourrissant ])cndant l’usage de» frictions mercurielles, aux malades de l’hospice. J’ai cependant la précaution , que je crois nécessaire , de ne prescrire que des doses modiques et même très- légères d’onguent ; mais continuées tous les jours sans interrup- tion. De cette manière , avec une quantité de mercure moindre , qu’on n’en emploie communément, mais par des onctions fréquentes](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22033816_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)