Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier.
- John Brown
- Date:
- 1805
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Credit: Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier. Source: Wellcome Collection.
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![DE MOSCATT. X^. ]om' depuis quelques années, rendre un grand service aux. jeunes médecins , en jetant sur la théorie humorale, au moyen de l’ouvrage de Brown, quelques doutes sages et appuyés sou- vent sur la saine raison. Je n’ignore pas que d’autres hommes illustres, Hofman des premiers , ensuite Weit, Cullen, Gre- gory, Milinann et plusieurs autres anglais de notre tems ont, au grand avantage de l’art, proclamé l’influence des solides et des forces vives qui les animent. Je sais même que cette théorie plus conforme aux lois de la nature dans les animaux est tous les jours éclaircie par mes illustres collègues dans l’université de Pavie (*). Mais j’ai pensé que Brown présentant sous un petit volume un système simple où les idées sont étroitement liées , et qui joint la force du raisonnement au pouvoir de l’é- loquence , serait aussi utile qu’agréable au public. Je crois pouvoir es])érer que les médecins et les chirurgiens, pénétrés quelque jour de ces principes , reviendront par la suite sur plusieurs points de pratique consacrés par l’usage, bien j)lus que par la raison, au grand détriment des malades. Quand, par exemple ; ils auront observé qu’il est deux genres d’inflammation ; que les unes proviennent de la débilité et les autres de l’e.xcès de ton, ils ne chercheront pas constamment des secours dans les saignées réitérées et autres débilitans, et ils s’apercevront que les remèdes fortifians réussissent son- et une nourriture assez ample , sans obliger les malades de garder le lit ni la chambre, il m’est arrivé de guérir des maladies vénérien- nes, qui avaient résisté opiniàtrément au traitement mercuriel or- dinaire le plus énergique. (') Il est un ouvrage qui mérite d’être cité à celte occasion : c’est celui du célèbre Eusebe Yalli, homme doué de beaucoup de sagacité. Cet ouvrage renferme une théorie nouvelle et ingénieuse des maladies chroniques , laquelle revient presqu’entièrement à ceci : que plusieurs maladies chroniques ne tirent pas leur origine du vice des fluides , mais bien d’une telle dégénération des solides, que des humeurs morbifiques sont secrétées au lieu dos liquides sains, tant que dure le vice organi(pie. Cet opuscule singulier a pour titre : Saggio sopra, diverse malnuic chronidte.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22033816_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)