Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier.
- John Brown
- Date:
- 1805
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Credit: Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier. Source: Wellcome Collection.
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![l^oand ils auront reconnu que les enfans, quelque délicats qu’ils soient, sont dans un état d’asthénie, ils ne les traite- ront plus par des moyens trop doux, tels que le sirop de manne , les huiles , etc., mais par des stimulans à dose con- venable , tels que le jalap , le diagrcde, l’esprit de corne de cerf succiné ; et par des remèdes d’autant ]>lus actifs que l’en- fant est plus faible, et plus délicat , ce qui est contraire à l’usage parmi nous (*). S’ils considèrent que dans les Fièvres qui convient le mieux au peuple et à l’hospice), que les personnes qui ne connaissent pasce système en ont été plus d’une fois éton- nées. Que l’on ne croie pas pourtant que je défende ici l’erreur fu- neste des bonnes femmes , qui prétendent qu’une nourriture forte et abondante est nécessaire aux accoucbées. Je veux que l’on ra- nime celles qui sont dans un état d’asthénie , mais non pas par des alimens dont la digestion pénible et difficile fatigué l’estomac d’ail- leurs faible. Il faut des substances qui fortifient immédiatement, sans épuiser les forces ; telles sont le vin , le quinquina , et autres excitans analogues que j’emploie selon l’occurrence. Il est bien cer- tain que la réparation des forces est le dernier effet d’une nourri- ture substantielle; mais si la faiblesse de l’estomac, ne lui permet pas de les convertir en bons sucs, il en résulteia nécessairement ])lutôt, chez une nouvelle accouchée , un état saburral des pre- mières voies, que le rétablissement des forces. Poutre qui regarde ma pratique, relativement aux maladies des femmes'en couche, je lâche à montrer à ceux qui veulent bien suivre l’hôpital, ce qu’il ne faut pas faire , plutôt que ce qu’on fait la jilupart du tems au grand détriment des malades. (*) J’ai reconnu par une longue expérience que dans les maladies des enfans , on retire , en général Ixiaucoup plus d’avantage des excitans que des debilitans. Ce n’est pas que je veuille bannii tout- à-fait ces derniers de la médecine des enfans; mais s’il s’agit de provoquer une évacuation Intestinale chez les enfans très-jeunes et très-délicats , je préférerais le diagrède , ou le jalap aux purgatifs ])lus doux. S’il faut triompher de Convulsions, de l’Eclampsie , du Trismus, on y parvient souvent par le vin antimonié , le tartre é-Juétique, les ficelions excitantes , l’esprit de corne de cerf suc. }>](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22033816_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)