Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier.
- John Brown
- Date:
- 1805
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Credit: Élémens de médecine de J. Brown / traduits de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après sa traduction anglaise, et avec la table de Lynch par Fouquier. Source: Wellcome Collection.
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![])utrldes, il ne s’agit pas tant de s’oj)posor à la dégénéraiion des humeurs , que de rétablir la force des solides énervés, ils sentiront l’extréineutilité de tous les excitans, tels que la mou- tarde anglaise, le corail des jardins et autres moyens de même nature (*). Peut-être même verra-t-on par la suite rétablir la ciné à dose assez forte , et même par l’application du feu à la nuque’, moyen très-eflicace usité chez les anciens et trop négligé des mo- dernes. Il est une espèce d’asthénie ; assez bien nommée par les Français, Endurcissement du tissu cellulaire, qui consiste dans une dureté de toutes les parties sous-cutanées du corps de l’enfant, et qu’on a tort, selon moi, d’attribuer à l’action du froid. J’ai re- connu d’après beaucoup d’expériences , qu’il n’y avait pas de jilus utile secours contre cette maladie, que la chaleur entretenue par l’application de farine chaude sur tout le corps , et que la hqueur anodyne minérale ou l’esprit de corne de cerf à large dose , moyens qui , dans le système de Brown , doivent être comptés ])armi les excitans. Il résulte de-là , comme je l’ai établi plus haut, qu’une médecine active et stimulante est généralement préférable , eu dépit de l’usage, aux adoucissans et aux debilitans dans les mala- dies des enfans. (•) On lit dans les nouveaux actes de la société de médecine de Copenhague , tome premier, que d’après plusieurs expériences du célèbre Callisci, l’usage de la moutarde anglaise a été très-utile sur- tout dans les fièvres putrides , même en place du quinquina , dont la vertu astringente empêche les crises. On peut voir au même en- droit que les effets de la moutarde ont été tels , qu’après son usage , la mortalité de l’épidémie régnante , auparavant très-meurtrière , a considérablement diminué. Pour la dose et la manière de prendre ce remède , voyez l’ouvmge indiqué. Quant au corail des jardins , je regrette que cette substance indigène très-efficace ne soit point admise parmi les remèdes officinaux. Hernadenz, dans l’histoire du Mexique , parle de ses vertus et de ses inconvéniens. Charles Clusius a rassemblé beaucoup de faits sur cette plante dans un petit commentaire particulier. Berglus , Mater. Med. tom. premier, pag. 147, reconnaît la vertu fébrifuge des semences contre les Fièvres intermittentes prolongées ou qui reprennent. Avant lui, Etmuller,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22033816_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)