Phytozoologie philosophique : dans laquelle on démontre comment le nombre des genres & des espèces, concernant les animaux & les végétaux, a été limité & fixé par la nature, avec les moyens de donner l'histoire la plus complette & la plus parfaite de ces corps organisés différens, selon la découverte du systême naturel / par Noel Joseph de Necker.
- Noël Martin Joseph de Necker
- Date:
- 1790
Licence: Public Domain Mark
Credit: Phytozoologie philosophique : dans laquelle on démontre comment le nombre des genres & des espèces, concernant les animaux & les végétaux, a été limité & fixé par la nature, avec les moyens de donner l'histoire la plus complette & la plus parfaite de ces corps organisés différens, selon la découverte du systême naturel / par Noel Joseph de Necker. Source: Wellcome Collection.
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![toutes celles qui lui suroient fuccéd^ , d'où l'on voit, ave<a la plus grande évidence, qu'une efpecc impie peut, par| la fuite des tem-^, devenir couipolée, (elon que fa propre race en auruit fuccelFivement engendré plulicurs par les] circonliances & par les caufes dunt je parle ci-après. Ce| que je dis à cet égard le trouve dans la majeure partie detl efpeces du fyficme A égcial. Parmi les race.-; de chaque cl-* pece compofée , j'ai donné les plus fûrs moyens pour fa- vo'r quel en eft le cl^ef ou l'individu générateur. V. le* Mémoires phyjiates de l'Académie des Sciences de Man-> fieim, 1780. jpeciesfi agaricr , potentillte , in El. Bot^ nojl. Menior. Pour bien comprendre que Vejpece & la race font deu* êtres fort diftcrens, dont l'un cit indeitrudlible & l'autre pé- rill'able , je prendrai l'homme pour exemple. Ses diverfes faces réunies , dont j'ai fait mention aux pages lo & II de cet ouvrage, forment la première elpcce naturelle entre les animaux , je veux dire rcfpece humaine. Cette, efpcce eft compofée, parce qu'elle a plulieurs races diilindtes. L» race, par exemple, qui habite l'Europe, ell prodigieufcmcnc multipliée par fei individus qui font partagés en un nom-' bre très conlidcrable de familles particulières. Ces indivi-» dus ont auîfi leurs variétés , car il y a des humains avec le peau blanche 3i les cheveux blonds ; d'autres ont les che- veux châtains & la peau plombée. On en voit qui font com- me mulàtrés , avec les cheveux noirs , liflcs ou crépus* D'autres ont la peau marquée de taches rouffàtrcs, avetf leâ cheveux d'un roux plus ou moins foncé. }: ne compttf pas encore les couleurs variées des yeux, gris ou bleus dana les uns, noirs, verdùtrcs dans les autres, ni les traits ou' linéamens de chaque phyfionomie , qui font encore autant de variétés diftererttes dans la race Européenne. Il en ert de même pour les végétaux dont je tire leur» variétés de dix marques particulières (îi). En voici des exemples : la renor.cule des jardins vi la tulipe ordinaire ûous offrent par leurs Heurs les couleurs les plus belles St ks plus diveriiliées ; ces couleurs font les vraies variété» de deux races particulières , dont l'une appartient à l'elpece' naturelle de la renoncule, 8c l'autre ii rcfpece naturelle d» \z tulipe L'orcille-d'ours donne des pieds avec des fleuri fovges , pourprées & violacées i toutes ces fleurs divcTrc-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22282932_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


