Deux nouveaux cas de mal de Pott syphilitique / par Henri Pied.
- Pied, Henri.
- Date:
- [1913]
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Credit: Deux nouveaux cas de mal de Pott syphilitique / par Henri Pied. Source: Wellcome Collection.
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![[677] II a quitté l’hôpital le 13 mai, parfaitement bien pour se rendre à Berck, où il avait été admis. Il pouvait à ce moment marcher facilement sans dou- leur, n’avait à l’examen aucune sensation pénible; la déformation verté- brale n’était presque plus perceptible. Conclusions. Il ne nous semble pas que l’origine syphilitique des lésions verté- brales de ces deux malades puisse être mise en doute. Pour le premier, le traitement a déterminé un véritable retour à la vie; la guérison des névralgies intercostales datant de trente ans, coïn- cidant avec la consolidation des lésions de la colonne dorsale certifiée par l’examen radiographique, la nature même de ces lésions, la dispa- rition ou l’atténuation des autres affections organiques, prouvent que chez lui, la syphilis était la dominante étiologique. Chez le second, le contraste entre un bon état général et des lésions vertébrales en activité, constituait déjàune forte présomption en faveur de la syphilis. La guérison du psoïtis en prouve sans conteste l’ori- gine; la disparition des douleurs, le redressement presque complet de la gibbosité qui n’avait pu être obtenu par les appareils seuls, achèvent de le démontrer. Chez nos deux malades, nous avons recherché avec soin la porte d’entrée de l’infection syphititique ; mais l’origine n’en reste pas moins pour nous entourée d’obscurité. Sans doute, chez l’un d’eux, les lésions concomitantes, l’aortite, la paralysie faciale, l’immobilité pupillaire du côté opposé à la paralysie, nous ont aidé à orienter diagnostic et trai- tement, mais nous n’avons- trouvé ni traces de chancre, ni cicatrices de lésions cutanées ou muqueuses. Ce malade avait eu trois blennorrha- gies; la première, très légère, pendant son service militaire, sept ans avant l’apparition des crises douloureuses, s’était développée quelque temps après un rapport suspect avec une femme qui fut expulsée par le service sanitaire de l’île où il tenait garnison. Notre second malade qui ne présentait ni cicatrices suspectes, ni stigmates héréditaires suffisamment nets, contracta, deux ans avant ses accidents vertébraux, un écoulement urétral discret et indolore. Nous ne pouvons rien affirmer, mais il ne nous est pas interdit de penser que, dans ces deux cas, la porte d’entrée de la syphilis a pu être représentée par un chancre profond intra-urétral.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22445018_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


