Volume 1
Dictionnaire de chirurgie, communiqué à l'Encyclopédie [of Diderot and d'Alembert] / Par M. Louis ... Extrait et rédigé par M.P.F. [i.e. François Paul].
- Antoine Louis
- Date:
- 1772
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Credit: Dictionnaire de chirurgie, communiqué à l'Encyclopédie [of Diderot and d'Alembert] / Par M. Louis ... Extrait et rédigé par M.P.F. [i.e. François Paul]. Source: Wellcome Collection.
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![SES jeu Anfiltration. l’effet de la contraétion des membranes cellulaires du tiffu adipeux , dans le cas où l’inflâmmation occupe des parties membraneufes au voifinage -de ce tiflu. On voit cette boufiffure affez fréquemment aux éréfi- des parties éloignées du fiege de la maladie. Telle eft par exemple l’enflure des mains dans les fuppura- tions de poitrine, On l’attribue à la gêne que le fang trouve à fon retour par la compreflion des matieres épan- chées. La cireularion devenue plus lente, les fucs lym. phatiques s’infiltrent dans les cellules du tiffu adipeux, L’infiltration ne put fe guérir que par la ceffation des caufes qui l’ont produite & qui l’entretiennent ; ce qui foumet la matiere infiltrée à l’effet des remedes ré- folutifs extérieurs , dont l’a&tion peut être utilement fa. vorifée par l’ufage des médicamens intérieurs capables de procurer des évacuations par les urines, par les felles , & par les fueurs. Si ces moyens font inefficaces, la chirurgie opératoire fera ce à quoi la médicale n’a pas fufi , en procurant par des mouchetures le dégorge- ment des cellules infiltrées.. Voyez MoUCHETURES. Quand la bouffiflure fera le fymptome d’un abfeès , c’eft par l’incifion qu’on en fera & par la parfaite évacuation du pus , qu’on parviendra à guérir l’infiltration. : _ Les brides que forment les cicatrices profondes à Ja fuite de certaines plaies, principalement de celles qui ont pour caufe les armes à feu , laifflent des engor. gemens pâteux qui fubfiftent long-temps. Les bains lo- caux avec la leflive de cendres de farment fondent la lymphe vifqueufe qui féjourne dans les cellules affoi- blies du tiffu graïiffeux ; ces bains donnent du reffort aux membranes extérieures, & parleur chaleur & leur humidite ils relâchent & dérendent les parties qui font les brides. On prend dans la même intention les eaux de Bourbon, de Barege, de Bourbonne, &c. Voyez Dov- cu. On fourre la partie dans la faignée d’un bœuf, s’il eft poflible de le faire ; enfin on tâche par tous les moyens poffibles , de remplir les indications que nous venons d’expofer, [Y] INGUINAL: À 4](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3301923x_0001_0540.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


