Note sur la gastrostomie dans le cancer de l'oesophage / par Henri Hartmann.
- Henri Albert Hartmann
- Date:
- [1890?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Note sur la gastrostomie dans le cancer de l'oesophage / par Henri Hartmann. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Ouvrant l’œcopliagc sur sa ligne médiane postérieure, nous consta- tons qu’il existe à partir du bord inlérieur du cartilage cricoïde, dans une étendue de 8-cenlini. au-dessous, une plaque épilhéliomateuse, bourgeonnante, prenant toute la circonférence du canal, si bien que lorsque ce canal est reconstitué, il n’existe pour ainsi dire pas de lumière à son niveau. Un peu ])lus bas, sur la muqueuse œsophagienne, à 1 centim. 1/2 environ, on trouve deux petites plaques épilhéliomateuses, du volume d’un gros grain de cliènevis, séparées de la tumeur principale par une zone de muqueuse saine. Lorsque Lon ouvre la trachée sur la ligne médiane antérieure, on constate immédiatement, au-dessous du bord inlérieur du cricoide, sur la face postérieure de la trachée, s’étendant verticalement sur une hauteur de 2 centim. 1/2, une production épithéliomateuse sessile, allongée verticalement, mesurant 1 centim. dans sa partie moyenne, et s’eflilant à ses deux extrémités, surtout à la supérieure. Un peu au-dessous, on trouve un petit bourgeon épithéliomateux séparé. La région sus-claviculaire droite est occupée par une masse gan- glionnaire, d’aspect encépbaloide. Les poumons sont congestionnés, contiennent des noyaux broncho- pneumoniques à leur base, en particulier au voisinage de leur bord postérieur. Le foie et les reins sont sclérosés. Athérome cardiaque et vasculaire. Remarques. — Laissant de côté les particularités anato- miques intéressantes que nous avons relevées dans cetlc observation, nous désirons simplement attirer votre atten- tion sur quelques-uns des résultats de la gastrostomie dans ce cas. Malgré l’état précaire de la malade Vopéraiion n’a présenté aucune gravité et n’a élé suivie cVaucun accident, premier point à relever. Elle a de plus amène une améliora- tion réelle tant au point de vue du retour momentané des forces qu’à celui de la cessation de sxjmptômes pénibles, tels qu’un crachotement continu de matières spumeuses et une sensation douloureuse augmentée constamment par les efforts de la déglutition. Ces résultats contradictoires de ceux énoncés dans un certain nombre d’ouvrages encore actuellement classiques, tiennent en bonne partie, croyons-nous, au procédé opéra- toire employé, procédé qui n’est autre que celui de notre maître F. Terrier (I). (1) F. Terkier et H. DeeagÉxièhe. Quelques réflexions A propos d’un cas de fîastrostoniic jmitiquée pour remédier aux accidents d’un can- cer de l’oesopliage. Itcv. (h’ rinruryie. Paris, 1890, p. 198.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22382112_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)