Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran.
- Charles Louis Alphonse Laveran
- Date:
- 1896
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Credit: Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran. Source: Wellcome Collection.
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![au moment de son passage dans la landwelir et admis de nouveau dans l’armée si son état physiijue s’est sul'(isamment amélioré. Dans ces conditions, on n’iiésite pas à renvoyer chez lui un jeune homme qui paraît trop faihie, et tout le monde y trouve son compte; les jeunes gens sont heureux de rentrer dans leurs familles, l’Etat réalise de grandes économies sur les frais de maladii* el n’entretient pas de non-valeurs, enfin l’armée ne s’aftaihlit pas. Les nouvelles conditions du service mililaire étant données : service de trois ans dans l’armée active, service jusqu’à l’âge de (|uarante-cinq ans dans les réserves, cette manière de faire nous paraît |)résenter de grands avantages (Laveilyn, Arch. de méd. niüil., 1885, t. V, [). 104, et Revue scientifique, 25 juin 1892). En Algérie nous avons regretté bien souvent de ne pas pouvoir applique!’ cette mesure de la réforme temporaire à des hommes fortement éprouvés par la dysentei’ie ou par les fièvres et qui étaient sans cesse en congé de convalescence ou à l’hôjiita]. C’est surtout pour la prophylaxie de la tuherculose que la réforme temporaire rendrait de grands services. Aciuellement les médecins militaires sont obligés de garder trop longtemjis dans les corps de troupe ou à rhôjûtal les jeunes gens qui ont des bronchites sus- pectes, sans localisations bien nettes vers les sommets, la réforme n’est [U’ononcée que lorsque les signes de la tuherculose sont deve- nus manifestes. En attendant la réforme, les malades infectent avec leurs crachats les chambres de caserne et les salles des hôpi- taux. L’intérêt des malades s’accorde ici conqilètement avec l’in- térêt de l’Etat; chacun sait en effet que le séjour de riiô|)ila1 ni' convient pas aux tuberculeux. Un engagé volontaire qui est réformé pour cause de maladii' jieut être pris au conseil de révision si, au moment où il s’y |U’é- sente, avec les hommes de sa classe, il est jugé bon jiour le ser- vice; la réforme temporaire existe donc déjà chez nous, il sufli- rait de généraliser cette pratique et de décider que les jeunes gens réformés de l’armée active seront examinés de nouveau, coinnu' cela se fait en Allemagne, au moment de leur jiassage dans la réserve et dans l’armée lerriloriale. IMusieurs de nos collègues ipii oui étudié récemment celle (jues- tion ont demandé, comme nous l’avions fait dès 1885, l’inlroduc- tion de la l’éforme temporaire dans noire législalion mililairi'. « Un suji't faihie, malingre, vraiment incapable de continuer à servir à vingt-trois ou vingt-quatre ans, |)ouri’a faire [ilus lard un excellent teri’itorial. Bien des étals conséculifs aux jiyrexies](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24764929_0046.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


