Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran.
- Charles Louis Alphonse Laveran
- Date:
- 1896
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Credit: Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran. Source: Wellcome Collection.
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![aiii'uës, liravps, hioii des inaladii's diiniri^icalos, doniamlciü des aimées |tour guérir coinplèteineiil ; |»oun|uoi ne jias renvoyer li's malades dans leurs foyers, snrioul s’ils demandeni s|)onlanémcnl à faire les frais d(' leur IraitemenI, sauf à les reprendre |)lus tard? Pourquoi, en un mot, ne pas adopter le [irincijie do la réforme temporaire (jui existe dans [ilusieurs armées eurojiéennes? En Alleiuaiine (|uand un soldat est examiné au point de vue de l’inap- titude au service, les médecins doivent distinj^uer s’il s’aiiil d’une inaptitude (jui durera tout le reste' de l’existence ou d’une ina[)ti- tude temporaire; dans ce dernier cas, il pourra être ultériouri'- inent rappelé au service. Même au cas d’ina[)titude délinitive, !(' règiement prussien ordonne de distinguer si le sujet est inapte seulement au service en campagne, ou si rina[)titude s’étend au service de garnison, c’est-à-dire est complète. « Rien ne serait plus facile (|ue l’introduction de règles analogues dans l’armée française, leur a[)plication serait favorisée jiar la ilivi- siondusei'vice, tellequ’elleexiste actuellement; on [lonri-aitinstituer des réformes limitées à la période du service actif, d’autres s’éten- dant à la réserve, mais laissant intactes les ohligations du service territorial, etc. On pourrait enlin autoriser le classement au service auxiliaire de sujets déjà incorporés, des herniaires, par exemple. « Aucune mesure ne serait plus féconde pour la bonne composi- tion de nos effectifs, et la pratique des examens médicaux relatifs aux réformes serait débarrassée île toute préoccupation autre <]U(' celles de l’état morbide des sujets, et de la nécessité de ne laisst'r présents dans les corps que des hommes absolument valides; b' budget serait affranchi des nomhreux frais de traitement qu’un assez grand nombre de familles seraient, heureuses de prendre à leur compte; enfin les guérisons de certaines maladies, comme la tuberculose au début, seraient plus IVéïpientes. » (Dui'ONCUel, Traité de méd. légale milit., Paris, 1890, p. 928.) « Les médecins militaires français, écrivent MM. Du Cazal et Catrin, ont demandé dejuiis longtemps rétablissement d’une réforme provisoire, inslitulion (|ui fonctionne dans certains pays voisins et qui oITre ce doulile avantage ipie, d’une jiart, riiommi' réformé n’est pas perdu pour l’armée s’il vient à guérir, et ipii', d’autre part, en raison môme de cette première considération, les commissions de rélorme [leuvcnl se montrer beaucou|» plus bien- veillantes et plus larges dans l’admission des liommes à la reforme, et cela au jilus grand bénéfice de l’armée et de la po|iula- tion. » (Du Cazal et Catiun, Médecine légale milit., |>. lOG.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24764929_0047.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


