Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran.
- Charles Louis Alphonse Laveran
- Date:
- 1896
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Credit: Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran. Source: Wellcome Collection.
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![reuse; les jeunes gens se t'orlilienl, en gauiéral, au service el l’hal)!- lude qu’ils acquièrcnl fies exercices mililaires leur [)crmet lûenlôt (le s’y livrer sans fatigue. Prenons un jeune lioniine (|ui ai'rive au régiment et supposons-le fort, bien constilué, mais (riiabiludes sédentaires; s’il doit fournir une marche un peu longue, ce jeune liomme se fntifj7ie bienlijl parce qu’il n’a pas l’habitude de l’exei- cice. Au bout de trois mois de service, lorsqu’il a été soumis à des exercices réguliers et progressifs, ce même soldat supporte sans fatigue des exercices beaucoup plus pénibles que ceux du débul ; il arrive à parcourir, sac au dos, des étapes de 30 à 40 kilo- mètres, il est entraîné, suivant l’expi-ession consacrée. Les méthodes d’entraînement diffèrent naturellement suivant les exei'cices (|u’on veut faire exécuter aux sujets entraînés; s’agit-il de former un boxeur? il faut développer les muscles, surtout ceux des bras; un jockey? il faudra le faire maigrir, etc. Nous n’avons à nous occu[)er ici que de l’entraînement destiné à former des soldats. De la falûiue, de l’essoufflement, de Venlraînemenl et du surme- nage —■ La fatigue est une sensation (jui nous met en garde contre le danger de l’épuisement,de même que la faim nous met en garde contre l’inanition. Dans la sensation de la fatigue consécutive aux exercices phy- siques entrent un facteur musculaii'e et un facteur nerveux. Sous l’influence de marches ou d’exercices ([uelconques prolongés, il se produit des altérations musculaires; les muscles qui se sont con- tractés un grand nombre de fois deviennent douloureux à la pres- sion; en même temps il se produit un épuisement de l’intlux nerveux ainsi (ju’une certaine fatigue cérébrale. Les exercices sont d’autant plus fatigants qu’ils nécessitent une attention ]dus soutenue : un caxalier faisant de la haute école dans un manège se fatigue plus que s’il troltait sur une route (Lagrange); les marches de nuit sont beaucoup ])lus fatigantes (pie les marches de jour ])ar suite de l’altenlion continuelle qu’elles nécessitent. Quand on a pris l’habitude d’un exercice, on peut s’y livrer longuement sans ressentir la fatigue; les muscles agissent sans 1. Ces qiieslions de l’eiUraîneinenl,, de la falifiiio e(. du surmenage ont été très Lien (Hudiées |)ar M. le I)'' Lauiianoe dans son e.xeellenl ouvrage sur la Physiolofjie des exercices du corps, Paris, 1889, auquel nous ferons plus d’un eniprunl. Voir aussi G. Cauueu, Recli. anlhropoméLriques sur la croissance. Infl. de l’iiygiène cl des exercices physiques, Paris, 1892, cl Mosso, l’Éducalion physique de la jeunesse, Irad. fr. de Bahar, Paris, 1893.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24764929_0050.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


