Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran.
- Charles Louis Alphonse Laveran
- Date:
- 1896
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by London School of Hygiene & Tropical Medicine Library & Archives Service. The original may be consulted at London School of Hygiene & Tropical Medicine Library & Archives Service.
53/922 page 33
![vont (le la mémo maiiif'ro a[m''s avoir fourni des courses iro|» rapides cl trop proloniiéi's. Sous riiillueuee d’uiK'course |)roloufiée, le cœur, d’abord exciti', faiblit ensuite; la timsion artérielle baisse et on observe les symp- t('nnes d’une asystolie (jui est d’ordinaire passaprère mais (jui jieut se terminer par la mort. Le soldat n’est exposé au surmenage aigu ({ue très exce[»tion- nellemenl, en camjiagne, lorsqu’il doit faire des marches forcées surtout par un tenqis chaud; comme nous le verrons (Cb. m), la fatigue joue un riMe important dans la production des accidents connus sous le nom de coups de chaleur, très communs dans les armées. Ce ([u’on observe le jilus souvent chez le soldat, c’est le surme- nage chronique qui résulte d’un défaut d’é(juilihre entre la recette et la dépense; les signes du surmenage ap|)araissent à la suite d’une période d’instruction trop vigoureusement conduite, à la suite de manœuvres fatigantes, de manœuvres en pays de montagnes par exemple; enfin ils peuvent se luonti-er dans les conditions normales de la vie militaire chez des jeunes gens un peu faibles, incomplè- tement dévelo|tpés, ([ui sup|»ortent la fatigue moins bien que leurs camarades. En temps deguei-re, pendant les expéditions entrejirises dans les ]>avs chauds, il est très difficile d’éviter le surmenage. Le surmenage chroniipie se traduit par de l’amaigidssement, de raflaiblissement général et par une sensation profonde et très per- sistante de fatigue; les traits sont tirés, la peau et les muqueuses sont décolorées ; il existe souvent des paljiitations de cœur et de la dyspnée; dans cet état le soldat devient facilement la ]>roie des maladies infectieuses. Tous les auteurs qui se sont occupés des maladies des armées ont insisté sur l’intluence prédisjiosante de la fatigue si manifeste sur les troupes en campagne* ; nous l’cviiuidrons plus loin sur ce point, notons seulement ici (|ue la pathologie expérimentale a con- firmé les données de l’ohservation. Cliarrin et Hoger ont moidré (pie des rats surmenés sont tués par le virus charbonneux atténué qui n’agit |»as sur eux à l’état normal. 1. CAnitiEiJ, De la fatigue, Paris, 1878. — Coustan, La prémaliiralion niilil. el le eteur surmené, 1883. — Iviitsi, De la fatigue, et, du surmenage, lli. Lyon, 188(1. — Rendon, Des fièvres de surmenage, Ih. l’aris, 1888. — Laghanoe, Physiologie des exercices du corps, 1889. — CuAniuN et Rooiiit, La fatigue et, les maladies micro- hiennes. Semaine méd., 1890, )>. 29. — Le Gendue, Ra|)port sur les dangers que peuvent offrir pour les enfants les exercices de sj)ort. Congrès de Caen, 1894, et discussion de ce rapport. Médecine mod., 1894, |i. 1023. — Makean. La fatigue et le surmenage in Traité de pathologie gén. public par Ch. Bouchard, Paris, 1893. I.AVEHAN, Ilyg. milit. , 3](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24764929_0053.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


