Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran.
- Charles Louis Alphonse Laveran
- Date:
- 1896
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Credit: Traité d'hygiène militaire / par A. Laveran. Source: Wellcome Collection.
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![Les résultats des exercices militaires, excellents quand ces exer- cices sont modérés et conduits avec une sage pi’ogression, sont tout différents lorsque les exercices sont trop prolongés et qu’ils aboutissent au surmenage. Rigal et Lèques ont bien décrit les edets du surmenage consé- cutif à des manœuvres très fatigantes en pays de montagnes. A la suite d’une de ces périodes de manœuvres, Rigal (o;j. cH.) note chez les hommes du 12® bataillon de chasseurs à pied les modifications suivantes : Le poids du corjis a généralement diminué. Le périmètre thoracique a presque toujours diminué, surtout pour les catégories les plus élevées. L’amplitude respiratoire continue à augmenter, mais cette augmentation n’est pas plus rapide à la suite des marches en pays de montagnes qu’à la suite des exercices ordinaires. Le périmètre soléaire est stationnaire ou s’accroît dans une faible proportion. On observe des signes de fatigue chez un gi’and nombre d’hom- mes : ])âleur de la face, teinte terreuse, inappétence, langueur, prostration; il y a beaucoup d’indisponibles et de malades; un des hommes atlmis à l’hôpital pour fatigue a perdu six kilogrammes de son poids. Lèques a fait des observations semblables sur <les soldats du même bataillon à la suite de manœuvres prolongées dans les Alpes en 1885 et en 1880. En 1885 la période de manœuvres avait duré 104 Jours. A la tin des manœuvres, on constatait chez presque tous les sujets examinés une diminution du poids du corps et du périmètre tho- racique; le chiffre des malades s’élevait à 222 dont 159 indispo- nibles, 22 à l’infirmerie, 41 à l’bôpital, dont 7 cas de lièvre' typhoïde. En 1880 les manœuvres durèrent 108 jours et furent très fatigantes. A la fin de ces manœuvres le chilïVe total des malades s’éleva à 425, dont 38 à l’infirmerie et 92 à l’hôpital; 17 cas de fièvre typhoïde se déclarèrent pendant les manœuvres, et après le retour dans la garnison, la fièvre typhoïde continua de sévir sur les hommes surmenés (Lèques, Elude sur l’bygiène des bataillons alpins, Arch. de méd. 'milil., t. XI, p. 269). Voilà bien, à côté des ellèts excellents des exercices modérés, h's effets des exercices exagérés, du surmenage. El ces faits ne sont, pas isolés, tous les ans les groupes alpins sont particulière- $](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24764929_0058.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


