Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas.
- François Chopart
- Date:
- 1841
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas. Source: Wellcome Collection.
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![(jin chez la femme ; fistiilus qui laissent siiinlci- presque continiielleuieiit l'iiiiiie nu dehors; 2 par la sonde qu'on laisse ouverle, et d'où découle 1 urine à mesure qu'elle passe dans la vessie ; 3 par l'u- rine qui sort de la plaie d,.ns les premiers jours après l'opéralion de la taille ; 4° par des vices de conformation dans la vessie, dans lesquels elle n'a que le bas-fond sans urètre , et sa l'ace interne à nu , et forme au dessus d'un écarlement ou d'un dc'f.iut de jonction des os pubis, une tu- meur fongueuse, molle , rougeâtre, avec deux orifices qui sont la teriiiinaiion des uretères, et d oit suinte l'urine. M. Te- non, qui a vu des sujets avec cette infir- mité, a remarqué que dans un clat tran- quille il s'écoul.iit trois f^ros d'urine par quart-d'lieure , que celle quanlilé était triple en prenant des boissons apéritives. Il a compte les gouttes d'uiine qui sor- taient par minute, suivant la marche, l'é- tat de repos, l'usasse de l'eau, du vin lilauc. Il résulte de ses observations que la qu inlilé d'urine qui sort des uretères dans un temps donné, varie dans ces di- verses circonslancos [Mein. de l'jicad. de f s ci eue., nnii. 17 GI ). L'urine qui entre goutte h jjoulle dans la vessie , s'y accumule par degrés , en distendant peu à peu les parois de cet organe sans y faire une im|)ressio'> désa- gréable ou (|ui aDfecle les sen-i, tandis que les injcdions d'eau mu'-ilaf,Mneuse ou très douce, poussées dans sa cavité, cau- sent souvent de la douleur ou une sen- sation importune, pL>rce que la li(|ueur injectée arrive trop précipitamment, en force, sur si membrane interne (I). Mais poar que l'urine s'accuinule dans ce vis- cère et 111 distende les parois, il faut qu'il soit dilatable et dans un étal de repos. Or s 'S parois sont cxtensibii s et ne sont pas toujours en aciion ; et c'est dans l'in- tervalle de ses contractions qu'il permet la congestion de cette humeur. Il faut (1) Celte observation de Cliopart doit êiro prise en considération dans la pra- tique de la litliolriiic. Si , pour Cacililcr la maïucuvre du brise-pierre, pour la rendre moins laborieuse, on injecte un liquide dans la vessie , il (:iut le faire in'îs-douccment, Irûs-lentemenl. Dans les cas malhourcusemeni trop communs où la vessie irritée se prête peu à la distension par l'eau, on se trouvera bien de laisser' l'urine s'accumuler dans ce réservoir et d'allendre, pour opérer, que le besoin d'uriner commence ù se l'aire sciuir. S. VOIES DRINAinES. 7 aussi (|u'cllc ne puisse s'en évacuer dès q i'elle y arrive. Si ce viscère est sain , sans ouverture conire nature, sans plaie ni fistule, elle ne pourra point en sortir tout de suite ; elle y sera retenue pen- dant un certain temps par le col de la vessie, et par l'urètre qui lui est continu, et (|ui est la seule voie naturelle par la- quelle elle peut sortir; elle ne refluera point vers les uretères , l'obliquité de leur insertion s'y oppose (I) : car l'urine ])arvenue dans la vessie ne peut rétro- grader vers ces conduits sans presser la portion qui marche obliquement entre les tuniques vésicales, et, en exerçant cetle pression, elle se ferme le passage à elle même. Elle ne reflue même point dans ces conduits, lorsqu'elle est accu- mulée et retenue dans la vessie par un état conire nature. Cependant leur obli- quité est beaucoup diminuée : ils sont même quelquefois si dilatés vers leur terminaison qu'on peut facilement y in- troduire une grosse sonde. Mais l'urine qui coule continuellement des reins dans les uretères,et qui produitcelte dilatation par son amas successif dans ces conduits, à raison de la résistance qu'elle éprouve à pénétrer dans la vessie excessivement pleine de ce fluide, s'oppose au reflux de celui que cet organe contient, ou lui présente un obstacle assez puissant pour l'empêcher de se reporter vers les ure- tères. L'ouraque pourrait plutôt dans le bas ài>:e lui fournir une voie de déciiarge, si c'était réellement un canal, et si ce canal restait ouvert ou n'était point ob- litéré. Pour que l'urine opère la distension des parois de la vessie , il ne suflit i)oint que cet organe soit dans un état de repos, que ses jtarois soient extensibles on dila- tables , que le fluide qui s'y porte ne puisse s'en échapper dès qu'il y arrive; il faut encore que l'urine emploie une certaine force pour surmonter la résis- tance des parties voisines de la vessie, la résistance des intestins qui pèseat sur (I) Des physiologistes, pour expliquer la cause do cet obstacle au rcllux do l'urine, ont admis une valvule à l'em- bouchure des nrclf-.res dans la vessie. Mais celle valvule n'existe point : ce qui leur a paru une valvule est la luniquo interne de cet organs, qui est soulevéo par la (in de l'urelére, ;'i l'endroit où ce conduit s'ouvre après avoir rampé six ù sepi ligues entre les luniquos vésicales.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272197_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)