Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas.
- François Chopart
- Date:
- 1841
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas. Source: Wellcome Collection.
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![suspendu comme dans le diahèics, éloi- gneront de l'erreur. Si le diabètes con- tinue ses progrès, la Iranspirnlion cesse; la peau reste sèche, les mains et les pieds sont brûlants, l'amaigrissement graduel augmente, les forces toii:bent, l'appétit ou la vorncilé s'alTaiblit, la soif est continuelle , la salive visqueuse et âcre , le pouls plus fréquent; quelque- fois le ventre grossit et se remplit d'eau. Enfin, quand la maladie devient funeste, elle finit ordinairement par la fièvre hectique, par l'enflure des exlrcmilés (1), par une vive ardeur aux lombes et dans les voies alimentaires, et par des mouve- ments convulsifs. M. Dobson a vu, dans quelques cas, le diabètes produire une consomption très-rapide et se terminer d'une manière funeste en moins de cinq semaines. Dans d'autres cas, le diabètes est devenu une maladie chronique. Ancien ou compli- qué de vices du foie , il est inguérissa- ble (2). Cullen dit qu'on obtient Vire- ment la guérison de celle maladie. Dans lous les cas qu'il a vus, et dans divers autres qui lui ont été coniinuniqui's, on n'a jamais guéri de diabélique en Ecosse, quoiqu'on ait soigneusement employé les remèdes recomtn.indcs par les au'eur.s. Cependant plusieurs fait'! attestent la guérison de celle maladie lorsqu'elle est récente. — L'indication euative du dia- bètes consiste à diminuer la dilalalion contre nature et le relâchement des vais- seaux urinaires des reins, à détourner la matière chyleuse et lymphatique qui s'y porte en abondance, a rappeler la trans- (1) Il est remarquable que, malgré la diminulion générale des sécrélions ob- servée dans celle maladie, diminulion qui a été parfois au point d'amener lo desséchemcnl d'anciens ulcères, de la sérosité s'épanche ainsi dans le lissu cel- lulaire et dans le pcriioine. C'est à noire sens une preuve que celle angnienlaiiou excessive de la quaniiié des urines n'a pas seulement sa cause dans les reins; que les conditions dans lesquelles se trouvent le sang doivent avoir une in- fluence nouvelle. S. , (2) Ce n'est point là notre opinion. Les recherches de Diqinylren, de M. Tlic- nard et de plusieurs autres observaicurs, tant médecins que chimisics, autorisent aujourd'hui à penser que le diahéles n'est incurable à aucune do ses périodes, dût la digestion ûlrc profondément al- térée. S. piralion cl les autres excrétions, k tenir le ventre libre, à exciter la digestion parfaite des aliments, et à ôter les corps étrangers qui peuvent se trouver dans les organes urinaires et qui compliquent cl entretiennent l'état diabélique. On remplit les premières indications en prescrivant pour boisson ordinaire l'eau d'orge ou de riz, l'eau seconde de chaux mêlée avec un tiers de lait; d'autres fois une infusion Ihéiformc de sauge ou de menthe, l'eau rendue légèrement acide au moyen de l'acide suUurique. Les ali- ments seront des végéltiux mucilagineux, du riz, du sagou, du vermicelle au lait ])lus souvent qu'au bouillon, des œufs, du poisson. Le malade fera un exercice modéré, s'exposera au soleil, évitera le froid, portera de la flanelle sur sa peau , qu'il fera frotter tous les soirs; il se baignera suivant ses forces; il prendra lous les jours six à huit grains de rhu- barbe jusqu'à ce que le ventre soit relâ- ché. Si le diabètes ne diminue point, on donnera trois fois par jour un verre de petit-lait avec huit ou dix grains d'alun, le vin de quinquina ou le quinquina en poudre à la d'osé d'un gros sur un verre de vin de Borde.lux. Enfin on ])eut ap- pliquer sur la région des lombes iin large emplâtre de tlicriaqueou de bétoinc, ou d'autres topiques fortifiants. Wau Swielcn a guéri un jardinier dia- bétique en employant le régime sec, en excitant la transpiration , et eu appli- quant .«ur la région des reins une fla- nelle Irempée dans l'oxycral [Cominint. in Aphor. I. ii, p. 251). — VVillis rap- porte la cure d'un diabètes confirmé dont un comte, dans la vigueur de l'âge et d'un tempérament sanguin, était affecté. L'urine de cj malade était limpide, dou- ceâtre et comme miellée. Il avait la soif ardente, la fièvre hectique, la langueur d'isprit, l'abattement des forces, et son corps tombait dans le marasme. On lui lit prendre trois fois par jour G onces de la composition suivante : prenez 8 poi- gnées de sommités de cyprès, 2 livres de blanci d'œul's battus, une i/2 once de cannelle; versez 8 livres de lait frais et distillez. On lui donna aussi deux fois par jour, dans 3 ou 4 onces d'eau distillée, I gros d'une poudre composée de pomme arabique et adragant ; de chaque C gros, et de sucre G onces. Pendant 7 ii 9 joins il prit le matin 15 grains de rhubarbe en poudre el G grains de cannelle, et tous les soiis une potion faite avec 3 onces d'eau de mélisse , 2 gros de cannelle or-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272197_0038.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)