Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas.
- François Chopart
- Date:
- 1841
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas. Source: Wellcome Collection.
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![d'urine, oîi peiil faire cesser celle com- plicutioii en appliqiianl sur la rrijion ilii sacruiTi un empliilrc vésicaloire. Le doc- leur Folliergill a communi(]ut'i à la So- ciété des médecins de Loniires une observation qui montre les bons effets de ce topique dans celte circonstance. Unliomnie, âgé de quarante-quatre ans, avait depuis cinq mois un tliabèles com- pliqué d'inoonlincnce d'urine, sans qu'on pût en assigner la cause. Il rendait in- volontairement, et surtout en dormant, une quantité considérable d'urine dou- ceâtre. Il avait une grande soif, la peau sèche, la chaleur hectique, l'aniaigrisse- mcnt général du corps, la perle totale de l'appLlit, et le pouls fréquent. Il prit du quinquina et d'autres remèdes sans succès. M. Folhcrgill entreprit le traite- ment de l'incontinence d'urinejil fit appli- quer sur la région des vertèbres lombaires et du sacrum un large emplâtre vésica- loire , dont on enlrelinl l'effet pendant six ou sept jours. Il conseilla en même temps au malade de ne prendre qu'un peu de rhubarbe avec quelques grains de mercure doux, seulement pour remé- dier à la constipation. La semaine sui- vante, les urines ne sortirent plus invo- lontairement. Mais le vésicaloire, qui avait excilé une suppuration abondante depuis ce temps, n'avait encore produit aucun cfi&t pour la cure du diabètes; car le malade rendait six ou sept pintes d'urine en vingt-i|ualre heures, quoique sa boisson n'excédât point deux i)inles. M. Folhergill insista sur les laxatifs et les sudorifiquc>. 11 fit prendre plu-^icurs jours de suite un demi-gros de rhubarbe €n poudre pour lâcher le venlre ; puis •il y l'anlimoine diaplio;étique avec la poudre, de racine de tormcntille et la teinture de roses. Comme la i)cau restait sèche, il conseilla des bains chauds qui produisirent une sueur modérée. Il avait tenté sans aucun avant;ige le petit- lait aluminé , suivant le précepte de Mead. La boisson orJinaire l'ut l'eau de chaux. Par ce traiicmcnt, tous les svmp- tomes du diabètes diminuèrent, les uri- nes revinrent en quantité égale à la boisson, sans aucun retcur d'inconti- nence depuis le vésicaloire; les forces , l'appétit et la transpiration se rclabliront par degrés, et cet homme lut parfaile- meut guéri dans l'espace de deux mois (Médical ObsejvaLions, t. m)- Quand le diabèles et l'inconlinencc d'urine dépendent d'une pierre dans 1.» vessie, il faut en faire l'exIracUon. J ai taillé un enfant âgé de qiialre .ms qui avait ces maladies. Il fut attaqué tout à coup d'une rétention d'urine avec des douleurs aiguës. Celle altaquc subite, dans un â;,'c aussi jeune, me fit penser qu'il avait une pierre dans l'urèlie ou dans le col de la vessie. Je le sondai facilement, sans éprouver la résistance d'nti corps dur, et il sortit beaucoup d'urine retenue. Queliiucs recherches que je lisse avec la sonde, il me fut im- possible de sentir aucun corps étranger dans la vessie. L'enfant soulagé garda le lit, et n'eut aucune difficulté d'uriner pendant trois mois. Alors il se plaignit encore de celle inconimodilé, et il portait souvent la main à la verge. Ce symptôme soutenait l'opinion de la présence d'une pierre dans les voies urinaires. Je le sondai, et je ne sentis point de pierre. Il prit des bains et bul de l'eau de chien- dent et de graine de liji. La difficulté d'uriner fut moins Créquente; mais il commença à rendre ses urines invoioQ- lairemcnl cl en grande abondance. Il était tourmenté d'une soif ardente, bu'- vail beaucoup, et urinait la nuit et le jour beaucoup plus qu'il ne buvait; il maigrissait, perdait ses forces et son ap- ,pétit. Enfin son venlre grossit et devint très-dur. On consulta dili'érenis maîtres de l'art, tous jugèrent que la maladie dépendait d'urne pierre. Il fut sondé à différentes reprises et ])ar plusieurs ha- biles chirurgiens, qui ne sentirent point de pierre. Les symptômes du diabètes Hvcc incontinence d'urine, cl surtout la dureté du ventre avec constipation , lé- nesmc et chute d'une partie du rectum.^ déterminèrent à le purger plusieurs fois et à lui faire boire de l'eau de chaux avec du lait. En quinze jours de temps, l'enfant se trouva mieux, l'évacuation excessive des urines diminua, il n'eut plus de lénesme en allant à la selle, et il commença ii reprendre des forces. On continua le même régime pendant trois mois, et la guérison parut parfaite: c'é- tait l'été. Mais à l'automne de nouvelles douleurs pour uriner se firent ressentir. Il fallut le sonder pour donner issue aux urines. Je fis encore de nouvelles re- cherches pour trouver la pierre, et elles furent sans succès. L'enfant prit des bains, des bols de savon , des purgatifs doux, et se trouva bien pendant l liiver. Au printemps, les douleurs pour uriner et les symptômes du diabètes se rcno\i- velèrcnl. Un recommença l'us-igc (Ki lait, mais il ne passn point. Comme l'enfant](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272197_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)