Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas.
- François Chopart
- Date:
- 1841
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérir / M. Bayle, rédacteur en chef. Traité des maladies des voies urinaires ; par Chopart ; avec des notes et des additions par P.-S. Ségalas. Source: Wellcome Collection.
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![longueur. La lame du cyslitome, égale- ment fixée sur son manche, et tranchante des deux côtes, était plus longue, plus étroite et légèrement courbe. Le Gat en employait de deux espèces; l'une tran- chante de la pointe au talon ; l'autre dont la lame, longue de quarante millimètres seulement, était portée sur une tige al- longée. Le gorgcret cystitome, auquel il donnait la préférence , avait la forme d'un gorgeret ordinaire, dans l'épaisseur duquel était une lame tranchante qui pouvait en sortir et y renirer par un mécanisme fort simple, en faisant, lors de son ouverture, un angle plus ou moins aigu avec l'exlrémité de cet instrument. Le plus souvent Le Cat se servait d'un gorgeret cystitome fait d'une seule pièce. Mais il en avait de brisés comme celui de Foubert, et qui pouvaient servir en même temps de litliotome , de conduc- teur et de dilatateur. Enfin le cathéter dont il faisait usage était terminé par Tine plaque plus longue que les autres, pour pouvoir être tenu avec plus de fer- meté, et la courbure en était plus basse qu'à l'ordinaire. Le malade situé, assujetti et tenu comme il est d'usage , et le cathéter in- troduit dans la vessie , Le Cat inclinait le manche de cet instrument vers l'aine droite du malade, et le donnait à conte- nir à un aide. Ensuite il pratiquait avec son urétrotome une incision oblique aux téguments, depuis un pouce au-dessus de l'anus, jusqu'au bas et au dedans de la tubérosilé de l'ischion gauche, entamait l'urètre dans sa partie membraneuse, et, ramenantl'inslrument à l'anglesupérieur delà plaie, il faisait glisser le cystitome ou le gorgeret cystiloine le long de sa can- nelure, jusqu'à ce que l'un ou l'autre fût dans celle du cathéter. Alors il ôlait l'u- rétrotome, et, après avoir saisi avec sa main gauphe le manche du cathéter et la main de l'aide chargé de !e contenir, il relevait cet instrument vers le pubis pour l'éloigner du rectum, et il portait le cys- titome ou le gorgeret-cystitDme dans la vessie, oii ils étaient arrêtés par l'estré- mité de la cannelure du cathéter. La partie membraneuse de l'urètre et la prostateétant incisées, il relevaille man- che du catliéter, reportait l'instrument tranchant vers l'angle supérieur de la plaie, prenait le cyslitome de la main gauche, pour faire glisser le bec d'un gorgeret onlinaire le long de .sa canne- lure jusque dans celle du cathéter, ôlait Je cyslitome, portait le gorgeret dans la vessie, faisait retirer le calLéter par l aide qui avait été chargé de le lenir, et termi- nait l'opération comme dans les autres manières de tailler. Quand il employait legorgeret-cyslitome, il faisait ôter le ca- théter, lorsque cet instrument était dans la vessie, mettait sa lame tranchante dans son repos , et s'en servait ensuile comme il aurait fait de tout autre gorgeret. Le résultat du procédé que l'on vient de décrire approche beaucoup de ceux de Led ran et de Pouteau. Il ne donne ni un seul triangle comme la méthode de Che- selden , ni un double triangle comme le procédé de Moreau, mais une sorte d'en- tonnoir allongé dont l'ouverture est au périnée , et le bec au col de la vessie. Cette manière de tailler n'en a ]ias moins tous les avantages de l'appareil latéral, sans exposer à l'hémorrhagie que l'ou- verture des artères profondes du périnée attire quelquefois à la suite de cette opé- ration. Aussi Le Cat avait-il des succès assez nombreux. Elle n'est plus prati- quée, si ce n'est peut-être par quelqu'un de ses élèves. h. Le procédé deHaukiiis. Ce chirur- gien anglais a pensé qu'on rendrait l'o- pération de la taille beaucoup plus sim- ple, si on la pratiquait avec un plus petit nombre d'instruments. En conséquence, il a fait construire des gorgerets dont le bord droit présente un tranchant qui rè- gne sur presque toute sa longueur, et qui fait l'ollice de litholome et de gor- geret ordinaire. Il y en a de différentes dimensions pour les sujets de différents âges. La manièrede s'enservir est celle-ci: Le malade situé, assujetti et contenu comme dans toutes les autres manières de tailler, on porte dans la vessie un ca- théter à l'aide duquel on incise les tégu- ments du périnée , après quoi l'on en- tame l'urètre au delà de son bulbe dans une ( tendue d'à peu près quatorze mil- limètres. Le bistouri ramené vers l'angle supérieur de la plaie, le chirurgien le prend de la main gauche, et avec la droite il fait glisser le bec du gorgeret tranchant jusque dans la cannelure du cathéter. Lors(|ue cet instrument y est parvenu , il retire le bistouri, prend le manche du cathéter qu'il avait donné à contenir à un aide, et le redresse de ma- nière qu'il ne penche ni à droite ni à gauche. Il le ramène ensuile à lui en pe- sant sur le rectum . pour que le gorgeret pénètre par la partie la plus lirge de l'angle des os pubis, et fait ij'isser ce dernier instrument jusqu'à l'exlréiuilé di*](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272197_0496.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)