Bibliothèque orientale, ou dictionnaire universel, contenant généralement tout ce qui regarde la connoissance des peuples de l'Orient, leurs histoires et traditions véritables ... / [Edited by A. Galland. With 'Éloge' by L. Cousin] par monsieur d'Herbelot.
- Barthélemy d'Herbelot
- Date:
- 1776
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Credit: Bibliothèque orientale, ou dictionnaire universel, contenant généralement tout ce qui regarde la connoissance des peuples de l'Orient, leurs histoires et traditions véritables ... / [Edited by A. Galland. With 'Éloge' by L. Cousin] par monsieur d'Herbelot. Source: Wellcome Collection.
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![n^oof fflTT* 11 eft dans ,a BiWioth. du Roi. n . 905. (V. plus haut le titre de Zarboogi.) v en‘aR™LRre d' V,? Us Chevaux- 11 y en a un Livre dans la Biblioth. du Roi n° oio l’Arc df'les dîeffiTt fa”âte'^ » eil râkédè dielîei, & de la méthode de les guérir. crif Afu,!^ArR' ,Nom d’l,ne Ville de la Haute-Hon- g ’ Jtuee !!ur *es confins de la Tranfylvanie. Elle ut pnfe par Jean Sigifmond, Prince de Tranfylvanie, fur 1 Empereur Maximilien, Pan 9o7c. de l’Hég. 7nn\tV§'ÇnTiét0k üls de Jean 2aboulù, ou Zapoha, Comte de Cepufe, ou des Gepides, duquel on a parlé dans le titre de Zapolia. , ?-L, “ ZAVAGER an ecteraf ALC0BA1R. Livre qui traite des augures & autres efpeces de divinations défen- Æpofe par Abdalrahman Ben Abdalkerim al-àchajei. -, Il y a deux autres Ouvragés fous le même titre, dont le premier eft dAbou Ahmed Hafan al-Askeri, & le fécond, de Schamfeddin Mohammed al-Mocri. Z A U A H E R algiavaher , & ZavÀher aldor- rar : Les Fleurs précieufes. Ouvrage compofé par Aboubekr Mohammed Ben Thabeth al-Khogendi. Z A U AI A H. Ceft la mêmeefpece de divination que l’on appelle plus ordinairement Zahiragiah. (V. ce titre.) ZAUAID ALREMAL ALA TAHADHIB ALKEMAL. C’eft le titre d’un Ouvrage de Soïouthi, fur des Minucies qu’il appelle rejlcs de grains de fable, où il traite de plusieurs matières différentes. Al-Baïheki & al-Tarmedi ont fait auflî des Ou¬ vrages fur la Religion Mufulmane, qui portent le même titre. Z A U A S C H. C’eft un des noms que les Perfans donnent à la Planette de Jupiter. Car ils l’appellent encore Ormotzd & Bergis. Les Arabes la nomment Mofchteri. Z AU AUI. Surnom dllahia Ben Abdalmâtha, Ben Abdalnour, originaire d’une Tribu d’Arabes, qui a établi une colonie aux environs de Bagiaïah pu Bugie en Afrique. Il naquit l’an 554e. de l’Hég., & mourut au Caire l’an 628. Il eft Auteur d'un Poëme fort eftimé, intitulé Al- fiah, dont toutes les rimes fe terminent en Alif ou Elif, de même que le Taïah, le Lamiah, le Nuniah, &c. fe terminent en T, en I, en A, &c. Cet Auteur qui paffe pour un des plus illuftres Grammairiens des Arabes,, étoit aufil Do&euc de la Seéle Hanifienne. f Z AUI LA H. Nom d’une Ville du Pays des Sou¬ dan ou Negres Occidentaux , dont le terroir eft abon¬ dant en palmiers & en terres cultivées, qu’il faut néanmoins arrofer avec l’eau de puits, félon le Géo¬ graphe, Perfien dçms fon 3e. Climat. ZAULAK. QV. le titre de Zoulak.) ZAULESTAN. QV. le titre de Zablestan.) Z AURA. C’eft un des Noms que l’on donne à fe Ville de Bagdet, ou à caufequefes portes font pla¬ cées en biais & de côté, & ne regardent pas en droite ligne les rues qui y aboudffent, ou bien, félon quel¬ ques Auteurs, à caufe que le Keblah de fes Mofquées ne regarde pas direétemenc le Temple de la Mecque. ÇV. le titre de Keblah.) > ‘ Z A. ZAUZAN Nom d’une Ville du Khorafan, fituée entie celles de Herat & de Nifchabour, fous la Long, de bo . 30 <, & 35A 2o\ de Lat. Septent. ZEBID. Ville de l’Iemen ou Arabie Ileureufe, fituee allez près de la Mer d’Oman, fous le premier Climat, dans une grande plaine entièrement dépour¬ vue d eau courante; de forte qu’il faut que les Habi¬ tants tirent 1 eau des puits pour en arrofer les palmiers; r Eette Ville a néanmoins un petit ruiftèau qui ypaf- c, mais qui ne lait point de port à fon embouchure dans la Mer; de forte que le port le plus proche où les vaifleaux d’Arabie, d’Ethiopie & des Indes puif* lent mouiller dans ce parage, eft auprès de la Force* relie nornmee Galafecah, & eft éloignée de 50 milles ela Ville de Zebid.'Elle eft cependant très-màrchan- de. Car Ion y trouve non-feulement toutes lés dro¬ gues des Indes ; mais encore la porcelaine de là Chine. La Ville de Zebid que nous appelions ordinaire- ment Zibu\^{\ une des Capitales de l’Iemen & a eu autrefois dès Rois & des Schérifs qui ont fait foff-r vent la guerre à ceux de l’Iemen, qui faifoient leur relidenee a Sanaa. L on compte 130 milles de diftance entre les Villes de Sanaâ & de Zebid. . ,'\ V ; • '' ' \ v ' ■ . . * ' ..... • ■ - • * - 'ji . >. A ZEBIR. Les Arabes Mufulmans difent que c’eft le nom de la première montagne fur laquelle Dieu à parlé à Moïfe. . (>* • ' FA vÀ is * ; ’ „• A . g,: . > -u •]•> T 2EB0UR, que quelques-uns prononcent aulîi bour. ' C eft- le plurier de Zcbr, qui lignifie en Arabe un Livre. Le mot de Zebour lignifie deux çhofes. Car c’eft premièrement le nom du Livre des Décrets divins ^ que les Mufulmans appellent encore Louh dlmdlF foudh : la Table gardée ou fecrete. Mais en fécond lieu, & dans fa lignification plirà ordinaire, c’eft le Livre des Pfeaumes, que les Mu¬ fulmans croyent avoir été infpirés divinement à David, Ils difent même que ce Roi Prophète les chantoit toi- meme, & les faifoit chanter devant l’Arche d'alliance par les Lévites, & ailleurs par fes Muficiens. L’Auteur du Livre intitulé Anouar Sohaïli, par¬ lant de la fagefie & de la Icience d’un grand perfon- nage, lui dit en Vers Perfîens, Sirir khilk tou der helh mujchkelat omour : tchenankih nagmal Daoud d^r edaï Zobour : c. ad.,, Vous décidez les plusgran- „ des difficultés avec autant de facilité, que David ,, touchoit les cordes de là harpe, lorfqu’il chantoit „ fes Pfeaumes. ” - Le Tarikh Montekheb écrit que le Zebôur com¬ prend 150 Sourat ou Chapitres pleins de fageffe ou d inftructions. Cependant le Livre que les Mufulmans appellent aujourd hui Zobour, ne contient point les mêmes Pfeaumes que nous avons dans le Pfeautier* mais feulement un extrait mêlé de plufieurs autres chofes qui n’ont aucun rapport à David, ni à fes Pfeau- mes. Il y en a un exemplaire dans la Biblioth. du. Grand Duc de Tofcane. . ^es mêmes Mufulmans difent que Vlngil ou Evan¬ gile, fut envoyé de Dieu à Jesus-Christ , 1200 ans apres que David eut reçu du Ciel fes Cantiques an- pellés Zebour; & les Subis ou Sabiern, qui précen- dent avoir entre leurs mains le Livre d’Adam, le glo¬ rifient au ffi d’avoir celui qu’ils appellent Zebour. Mais ce Livre des Sabis a encore moins de rapport aux Pleaumes de David que celui des Mufulmans, & c’eft plutôt le même que celui qu’ils appellent Deftour, dans lequel leur Loi ou leur Religion fuperftitieufe ell comprife, & il y a apparence qu’ils l’appellent plutôt Zebour, delà lignification générale de ce mot, qui lignifie Livre, que non pas de la particulière que les Mufulmans lui donnent. Z z z z z.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30457300_0950.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)