La convention de Genève au point de vue historique, critique et dogmatique / par C. Lueder ... ouvrage qui a remporté le prix offert en 1873 par S. M. l'impératrice d'Allemagne; tr. par les soins du Comité international de la Croix-rouge.
- Lueder, C. (Carl Christoph Johann Friedrich Ludwig), 1834-1895.
- Date:
- 1876
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Credit: La convention de Genève au point de vue historique, critique et dogmatique / par C. Lueder ... ouvrage qui a remporté le prix offert en 1873 par S. M. l'impératrice d'Allemagne; tr. par les soins du Comité international de la Croix-rouge. Source: Wellcome Collection.
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![Il faut naturellement procéder avec toute la prudence nécessaire au choix des personnes auxquelles on délivre les certificats ; nos observa- tions précédentes sur l’assistance volontaire ont dû le faire compren- dre Enfin une police sévère de guerre rendra possible le contrôle sans lequel on ne pourrait pas supprimer les abus dont le brassard a été l’objet. Si l’on ne réussissait pas à supprimer ces abus et en même temps à empêcher le retour des trop nombreuses violations de l’insigne de la neutralité, il en résulterait, pour la Convention de Genève tout en- tière, ce grave danger que l’on verrait se former contre elle, de la part des militaires surtout, Topposition la plus déclaréeMais, comme nous l’avons fait remarquer, un grand nombre des cas d’abus ou de mépris du brassard doivent être attribués à une publicité insuffisante, relativement aux personnes munies de T insigne de la Convention de Genève. Or il est très-possible de donner à ce signe une publicité gé- nérale. On peut donc espérer que les populations seront toujours plus convaincues de ses heureux effets, et comme la dernière guerre a été poussée à un degré exceptionnel d’excitation et de passion, on peut compter que, grâce à l’influence de l’opinion publique, le respect pour la croix rouge sur fond blanc grandira toujours davantage et que les infractions et les abus deviendront toujours plus rares. Il est bien entendu que celui qui abuse du brassard et le porte sans autorisation est soumis aux lois de la guerre c’est-à-dire doit être puni par son gouvernement. Il est également nécessaire de prendre le plus de précautions possi- ble contre les abus auxquels peut donner lieu le drapeau de la croix rouge. Il pourra toujours y avoir des abus et des actes de déloyauté, et pour beaucoup de choses, il faut s’en remettre à la bonne foi de 27 Voy. plus haut B, 2, h ] cf. Rolin-Jæquemyns , Revue de droit international, III, p. 324, 330. 28 Lœffler, passage cité, p. 79. 22 Cf. Dm-. C., p. 21 ; Bluntschli, p. 337, Moynier, Conve?ition pendant la g lierre franco-allemande, p. 14, et la circulaire de Moltke d^ 10 novembre l870, rendue nécessaire par la fréquence des abus du brassard. 22 Proposé dans le projet de Convention présenté au Congrès de 1864 (voy. plus haut, p. 94), maisrejeté par le Congrès (plus haut, p. 99), ensuite parla Conférence de santé militaire de Berlin (plus haut, p. 122), l’assemblée de Wurzbourg (p. 143) la Conférence de Paris de 1867 (p. 150).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24867536_0342.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)