Épidémie de la Guadeloupe (1865-1866) / par Gilbert Cuzent.
- Cuzent, Gilbert Henri, 1820-
- Date:
- 1867
Licence: Public Domain Mark
Credit: Épidémie de la Guadeloupe (1865-1866) / par Gilbert Cuzent. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
31/154
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![délivrer gratuitement aux indigents. Aussitôt recouverts de diaux vive, les cadavres étaient portés au cimetière où ils passaient souvent la nuit, déposés sur le sol, faute de trouver d’avance une suffisante quantité de fosses pour les recevoir. Ce retard dans les inhumations, dùau manque de bras, fit ])i-endre le parti de porter les corps non réclamés au Morne- à-Savon, dont le terrain gras et argileux offrait peu de résis- tance à la pioche. Des gabares portaient à ce cimetière, situé de l’autre côté de la rade, et réservé jadis aux militaires, un nombre plus ou moins grand de victimes, que recevait une fosse commune. Ce fut ainsi qu’on parvint à conjurer le danger qui serait infailliblement résulté de l’inhumation de tant de monde dans le cimetière de la ville, dont l’étendue étaifdoin de ré- pondre à une semblable accumulation. Le 12 novembre, arrivèrent vingt soldats de la compagnie de discipline des Saintes. On leur confia, sur leur demande, les fonctions d’infirmiers à l’hospice Saint-Jules. Ces soldats rivalisèrent de zèle et de dévouement. Une chose digne de remarque, c’est qu’aucun de ces hom- mes, à la Pointe-à-Pitre, ne fut atteint de la maladié ré- gnante. Ils payèrent leur tribut aux fièvres intermittentes de fépoque, mais c’était à qui reprendrait au plus vite son service. Le fléau perdit enfin de sa violence, on eut le temps de combattre le mal, d’obtenir quelques convalescences. Jus- ([u'alors les malades étaient morts en très-peu d’heures, et souvent le médecin n’avait pas eu le temps d’arriver. Le lo novembre, MM. Ferret et Boirard fils, firent dans leurs magasins des distributions de pain, de viande et de vin aux malheureux. Une souscription fut ouverte afin de pou-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22383736_0033.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)