Maladies du système nerveux : scléroses systématiques de la moelle, tabes dorsalis et pseudo-tabes, maladie de Friedreich, tabes spasmodique et affections spasmo-paralytiques infantiles. Confèrences faites a l'Hopital Lariboisière pendant les années 1890-1891-1892-1893 / par F. Raymond.
- Date:
- 1894
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Credit: Maladies du système nerveux : scléroses systématiques de la moelle, tabes dorsalis et pseudo-tabes, maladie de Friedreich, tabes spasmodique et affections spasmo-paralytiques infantiles. Confèrences faites a l'Hopital Lariboisière pendant les années 1890-1891-1892-1893 / par F. Raymond. Source: Wellcome Collection.
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![] Le réilexe du ; g'enoii peut ère simulé. Conclusion. I Etats des ^utres réflexes ' tendineux. parce que le sujet n'a été examiné que pendant la période ago- nique qui a précédé de quelques heures l'issue fatale. Par contre, dans un travail de publication toute récente un auteur allemand, Rennert {Deiitsches Archiv far Klin Medicin^ 1892, t. L, p. 213), a montré que l'abolition du phénomène du genou est relativement fréquente dans les cas de polynévrite alcoolique, notamment dans les cas qui évoluent sous les traits du pseudo-tabes. Le retour du phénomène du genou, signalé dans un certain nombre de cas de tabès dorsalis où on avait précédemment constaté l'abolition de ce phénomène, peut s'expliquer si on admet que, dans ces cas-là, l'abolition du réflexe patcllaire était dû à des altérations des nerls périphériques (nerfs cruraux), altérations que l'on sait être réparables. Un point curieux, que je crois devoir vous signaler, est relatif à la simulation possible du phénomène du genou, par des malades chez lesquels ce phénomène est en réalité aboli. Plusieurs fois je vous ai rendu témoin de ce fait, dans nos salles, entre autres chez un malade, chez lequel le tabès compli- quait la paralysie générale. Ce malade, par les conversations qui s'étaient tenues devant lui, avait été mis au courant delà signifi- cation pathologique de l'abolition du phénomène du genou. Or, par une sorte d'amour-propre qu'expliquait son état mental, il tenait « à être comme tout le monde ». C'est pourquoi quand on lui percutait son tendon rotulien il simulait le phénomène du genou, en soulevant sa jambe. 11 s'agissait donc là d'un soulève- ment volontaire, ce qui n'a pas lieu pour le phénomène du genou. Pour déjouer la supercherie, il suffisait de fermer les yeux au malade. Si alors on faisait semblant de percuter une région quel- conque d'un de ses membres inférieurs, mais en effleurant sim- plement la peau, le soulèvement volontaire de la jambe se produisait encore. La simulation était donc ostensible. Et maintenant, que les détails théoriques de cette étude ne vous fassent pas perdre de vue la conclusion pratique qu'on en peut tirer et que je formule ainsi : la constatation du signe de West- p/ial, l'abolition du phénomène du fjenou^ doit toujours vous faire soupçonner l'existence d'un tabès dorsalis. L'état des autres réflexes tendineux a peu attiré jusqu'ici l'at- tention des observateurs. Cependant on trouve noté dans un ccr-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21931367_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)