Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 4 janvier 1841 / par N. Gramaccini.
- Gramaccini, N.
- Date:
- 1840 [i.e. 1841]
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Credit: Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 4 janvier 1841 / par N. Gramaccini. Source: Wellcome Collection.
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![aux travaux de Corvisart, de Laëunec, de Te§(a,,'dft AIM;, Andr/i|:, BouU- laud, et de plusieurs autres observateurs, elles ont pu paraître plus comnaunes qu^autrefois. Les maladies cardiaques sont de deux sortes : instrumentales ou phy- siques , et dynamiques ou vitales. Les maladies instrumentales sont constituées essentiellemqpt par un état anormal survenu dans les propriétés physiques du cœur, considéré indistinctement comme tout autre corps de 1a nature : l’augmentation de volupae, l’amincissement, l’induration,de ses parois,^l^s ^eha.Ogpiqe'nts de rapport, etc., en sont des exemples. Dans des cas pareils, les efforts de la médecine n’ont plus ou presque plus d’influence sur des tissus que la désorganisation a en quelque sorte soustraits au domaine de la vie. Le seul instrument de la chirurgie est alors en état de guérir; mais la haute importance du cœur et de ses fonctions ne le rend pas même susceptible de ce mode mécanique de traitement. Dans les maladies dynamiques ou vitales, au contraire, la modification morbide consiste principalement dans l’état anormal'de cet élément quii fait du cœur un être sentant et vivant, et qui le met à même de remplir le rôle élevé dont il est chargé. Il ne s’agit plus ici d’altération dans la texture visible de l’organe ; c’est le principe vital qui a augmenté ou diminué d’énergie , ou bien qui a cessé deiprésenter cet ordre, cette régularité et cette harmonie qui régnent dans tous ses mouvements àl’état physiologique.. Quelques médecins ont cherché à savoir si le principe .vital] était un fait primitif, une force propre et indépendante de la matière organisée. Plusieurs ont résolu cette question affirmativement; d’autres se sont.rangés de|l’avis opposé, en faisant remarquer que la'forpe-n’est qu’un .être abstrait et^créé par la seule imagination des Borames , dans le but de faciliter l’intelligence de l’action des corps.lesuns sur les,autres. La force ne saurait donc représenter, rien de réel à l’esprit, si on Uéludie à part du sujet auquel elle appartient et duquel elle est indivisible., parce qu’elle.est le résultat de toutes ses propriétés. Les médecins onthologistes ont accusé de matérialisme ce genre jle philosophie; et par ce seul mot] terrible, impur et presque anti-religieux ,.ilsiont pensé en avoir.démontré, l’absiirditc^^. On!](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2236609x_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


