Thèses présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques / par M. Georges Sagnac ; soutenues le [21] décembre 1900, devant la Commission d'Examen.
- Sagnac, Georges.
- Date:
- 1900
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Credit: Thèses présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques / par M. Georges Sagnac ; soutenues le [21] décembre 1900, devant la Commission d'Examen. Source: Wellcome Collection.
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![lG2 ))eiu un conducteur éleclrisé négaliveincnl et n'ont pas d'aclion sur les gaz, les layons secondaires, comme les rayons X, ont une action directe sur les gaz. Quelques siri- gnlarilés de l'action des rayons X ou des rayons secon- daires s'interprètent bien en faisant intervenir les vitesses et les forces vives que les charges électriques, libérées dans le gaz par les rayons, piennent sous l'influence du cliamp électrique; il peut se produire, dans certains cas, des phé- nomènes analogues aux phénomènes cathodiques, qu'ils permettent de généraliser beaucoup. L'opposition entre l'action des rajot)s X ou des rayons secondaires et celle des rayons ultra-violets dans les phénomènes de décharge n'est d'ailleurs qu'apparente : le professeur P. Lenard a, en effet, montré récemment que les rayons ultra-violets extiêmes, au-dessous de la longueur d'onde oE^,2, absor- bables par quelques centimètres ou queK|ues millimètres d'air, suivant leur longueur d'onde, rendent les gaz con- ducieurs de l'électricité à la manière des rayons X, et, dans certains cas, déchargent sensiblement av(c la même vitesse les corps positifs ou négatifs. L'ensemble des faits conduit à considérer les rayons secondaires issus delà transformation des rayons X comme des rayons X très peu pénétrants, peut-être intermédiaires entre les rayons X des lubes mous de Rontgen et les rayons ultra-violets extrêmes. Toutefois il est certain qu'une ])artie des rayons secondaires des métaux lourds échappe à cette dernière analogie; tandis, en clfel, que ni h's rayons ultra-violets, ni les rayons X ne sont électrisés, les rayons secondaires des métaux lourds renferment, dans leur partie la j)lus absoibable, un rayonnement d'électricité lu^galive analogue aux rayons cathodiques et aux rayons déviabics du radium, aussi ])eu pénétrant que les premiers et, pour cette raison, diffi- cile à étudier ailleurs (jue dans h; vide de Crookes; ces rayons secondaires électrisés correspondent, dans l'histoire](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2107592x_0172.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)