La lumière : ses causes et ses effets / par M. Edmond Becquerel.
- Edmond Becquerel
- Date:
- 1867-68
Licence: Public Domain Mark
Credit: La lumière : ses causes et ses effets / par M. Edmond Becquerel. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![en mesurant le temps que des bandes de papier impressionnable met- tent à se colorer de la même nuance quand elles sont placées sous ces écrans. Mais j’ai montré (1) que ce procédé était sujet à plusieurs causes d’erreur : d’un côté, la réflexion inégale des rayons sur les faces terminales des écrans, principalement quand ces écrans renferment des liquides, peut diminuer l’intensité lumineuse du faisceau de rayons incidents ; d’un autre côté, certaines parties du rayonnement peuvent agir] en sens inverse sur la matière sensible, comme avec le •gaïac , ou bien les rayons, suivant leur réfrangibilité, peuvent exercer une action dont l’énergie dépend de l’impressionnabilité de la ma- tière, et alors l’action ne se produit pas proportionnellement au temps (comme avec le chlorure d’argent, voir page 81). L’accélération ou le retard de la coloration d’une même surface ne donne donc que l’ef- fet total, et ne peut servir à indiquer l’action des écrans sur les diverses parties actives du rayonnement lumineux. 11 n’en est pas de môme si l’on examine l’action des substances trans- parentes sur les rayons du spectre solaire, en comparant à chaque ins- tant les effets produits dans chaque région du spectre avec ceux que donne la même partie de l’image prismatique, mais cette dernière étant obtenue sans l’intervention de l’écran transparent. J’ai fait pour celte étude usage delà disposition suivante : un écran métallique percé de deux petites ouvertures circulaires de S millitn. de diamètre, très-voisines, et dont les centres sont sur une même verticale, est fixé en avant d’un prisme en flint blanc; devant une des ouvertures est placé l’écran so- lide ou l’écran creux rempli de liquide sur lequel on opère, tandis que l’autre ouverture reçoit une petite lame de verre ou reste libre. Si l’on place ce système dans une chambre obscure dans laquelle on introduit un faisceau de rayons solaires à l’aide d’une ouverture verti- cale d’un petit diamètre, à une distance de 1 ou 2 mètres de cette ouverture, mais de manière que les rayons tombent normalement sur l’écran, on aura derrière le prisme deux faisceaux de rayons qui ne différeront que parce que l’un n’aura traversé que l’air, et que l’autre aura traversé en plus le liquide employé. On peut alors recevoir les deux spectres à quelque distance sur une surface impressionnable, et on aura deux spectres horizontaux, dont les parties de même réfrangibilité seront situées sur une même verticale. On](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28068336_0111.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)