Volume 1
Traité pratique des maladies du système nerveux / par J. Grasset [et] G. Rauzier.
- Date:
- 1894
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité pratique des maladies du système nerveux / par J. Grasset [et] G. Rauzier. Source: Wellcome Collection.
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![mulation des cellules entre l'endothélium et la lame homogène qui louche à la tunique musculaire. Telle est la seule altération du début; puis l'anévrisme se forme, et alors, dans cette seconde période, la tunique musculaire s'airophie, sans disparaître le plus souvent; la tunique externe reste ordinairement sans altérations; mais il peut se faire une accumulation de cellules lympha- tiques dans l'espace que Eichler a décrit avec Axel Key et Retzius. La tunique interne peut se calcifier ou subir la dégénérescence graisseuse. Ce serait donc, à l'origine, une endartérile chronique qui résulterait de l'action sénile commune. Dans la grande généralité des cas d'hémorrhagie cérébrale, on trouve les anévrismes miliaires. Il faut se rappeler cependant qu'on peut trouver ces anévrismes dans des cas où il n'y a pas eu d'hémorrhagie ; mais on peut dire encore que ces malades étaient disposés à l'hémorrhagie cérébrale, et que l'occa- sion seule a manqué pour qu'elle se réalise. Ces anévrismes ne sont pas du reste une lésion banale de la vieillesse (ce qui leur enlèverait toute signification). On les trouve à d'autres âges quand il y a eu hémorrhagie cérébrale, et il y a des vieillards qui n'en présentent pas. Les tableaux statistiques établissent qu'il y a des rapports de fré- quence très intimes entre l'anévrisme miliaire et l'hémorrhagie céré- brale. Ces rapports existent pour l'àgc des sujets, le siège habituel des lésions, etc. On peut poser en principe, non d'une manière absolue, mais d'une manière générale, que, dans les cas d'hémorrhagie cérébrale, il y aune lésion artérielle le plus souvent exprimée par les anévrismes miliaires. Les anévrismes miliaires étant considérés comme la cause immédiate, prochaine, de l'hémorrhagie cérébrale, il faut déterminer maintenant les causes secondes de cette hémorrhagie, c'est-à-dire les conditions dans lesquelles les anévrismes miliaires se développent eux-mêmes. Cette ÉïiOLOGiE constitue une question fort difficile, encore très obscure ; on en connaît seulement quelques éléments. On peut d'abord poser en principe que Vùge]0\XQ un grand rôle et que la sénilité dispose à ces altérations. D'une manière générale, on doit dire que l'hémorrhagie cérébrale est d'autant plus fréquente que l'âge est plus avancé. On en a observé chez de tout jeunes enfants, même dans la vie intra- utérine ; mais c'est de 60 à 70 ans qu'on en constate le plus. Si l'on en note moins après cet âge, c'est simplement à cause de la diminution de la population. Rosenthal cite les chiffres suivants de Burrows, relativement à l'in-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986046_0001_0109.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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