Volume 1
Traité pratique des maladies du système nerveux / par J. Grasset [et] G. Rauzier.
- Date:
- 1894
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Credit: Traité pratique des maladies du système nerveux / par J. Grasset [et] G. Rauzier. Source: Wellcome Collection.
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![menl de crànc Irépané. Aujourtriiui le principe de Monro et Kellie est, complèlemenl abandonné. D'abord la tension sanguine peut augmenter dans le cerveau sans que le volume occupé par les vaisseaux change. Ainsi, dans les tubes inex- tensibles, la pression sanguine peut augmenter ou diminuer ; cela suffit à produire des ])liénoraènes de congestion et d'anémie. Leyden et Jolly ont démontré que la pression sanguine intracrânienne augmente dans la stase veineuse et diminue dans l'anémie artérielle. De plus, il y a cet autre élément à quantité variable, dont lesfluctua- tions compensent celles du sang: le liquide céphalo-rachidien, le li- quide lymphatique. Gaethgens a montré directement que l'injc^ction d'une certaine quan- tité de sang détibriné, injecté à haute pression dans la carotide, déter- mine un fort écoulement par les vaisseaux lymphatiques du cou. Sans revenir sur tout ce que nous avons ditsur ce sujet au commence- ment de ce chapitre, nous pouvons admettre que, d'unemanière générale, les choses se passent de la fat^on suivante : quand une cause agît pour hyperémicr le cerveau, le système lymphatique s'exprime, se vide, et, si la cause persiste et dépasse certaines limites, la tension s'élève.Le con- traire arrive si c'est une cause anémiante. La possibilité de la congestion et de l'anémie cérébrales est donc un fait incontestable et que personne ne songe plus à nier. VL Nous joindrons ici un paragraphe' sur laTiiERMOMÉTRiECÉaÉBR.vLii: ou péricrànienne à l'état physiologique. Albcrs-, de Bonn, prend des températurespéricranienncs, en 1861, aux tempes, entre l'apophyse masloïde et l'oreille, au cou. Il constate habi- tuellement une élévation très légère en faveur du côté droit et remarque que les températures prises sur un point de la peau doublé d'une couche musculaire se montrent un peu plus élevées que celles que l'on prend dans les conditions opposées. Il fait quelques applications à l'étude de l'aliénation mentale et conclut qu'un abaissement de la ditrérence entre la température temporale et la température auriculaire indique une di- minution générale de la température de la tete. Lombard^, en 1867, étudie avec l'appareil thermo-électriquerinfluence ' Ce paragraphe est un résumé de la Ttièse que notre collègue, M. Blaise, a soutenue devant la Faculté de Montpellier sous ce titre: Contribution à Vétude des températures j^érip/iériques et particulièrement des températures dites cérébrales dans les cas de ji^'-ralysie d'origine encéphalique. — Consulter aussi sur ce sujet l'intéressante Revue critique de Cl. de Boyer dans les Arch. de Neurol., 1880, n' i ; les articles de Lereboullet dans la Gax. hebdom., septembre 1880, etc. 2 Albers; Allfj. Zeitschr. f. Psych., XVIII, !,')0. — Schmidfs Jahrb., CXV, 207, 18O2. Lombard; New-York Juurn., juin 18G7. — Arc/i. ds PliysioL, 18G8.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986046_0001_0064.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


