Lettres sur les disputes qui se sont elevées entre les medecins et les chirurgiens; sur le droit qu'a M. Astruc d'entrer dans ces disputes; sur la préférence qu'il se donne en comparant son ouvrage avec celui de Hery; sur les medecins, qui écrivent, selon M. Astruc, mieux que les chirurgiens; sur l'inventeur des frictions; sur le premier qui en a écrit; sur les medecins étrangers, que M. A. appelle au secours pour soutenir la Faculté de Paris, sur l'ouvrage de ce docteur De morbis venereis; sur la préeminence prétendue des medecins; sur leur incapacité à traiter les maux vénériens, et sur le droit de propriété que les chirurgiens ont sur le traitement de ces maladies / Par M** chirurgien de Rouen [i.e. F. Quesnay]. À M*** chirurgien de Namur, et docteur en medecine.
- François Quesnay
- Date:
- MDCCXXVII [i. e. 1738]
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Credit: Lettres sur les disputes qui se sont elevées entre les medecins et les chirurgiens; sur le droit qu'a M. Astruc d'entrer dans ces disputes; sur la préférence qu'il se donne en comparant son ouvrage avec celui de Hery; sur les medecins, qui écrivent, selon M. Astruc, mieux que les chirurgiens; sur l'inventeur des frictions; sur le premier qui en a écrit; sur les medecins étrangers, que M. A. appelle au secours pour soutenir la Faculté de Paris, sur l'ouvrage de ce docteur De morbis venereis; sur la préeminence prétendue des medecins; sur leur incapacité à traiter les maux vénériens, et sur le droit de propriété que les chirurgiens ont sur le traitement de ces maladies / Par M** chirurgien de Rouen [i.e. F. Quesnay]. À M*** chirurgien de Namur, et docteur en medecine. Source: Wellcome Collection.
![leurs intrigues, fompar leur foupîefle, foit par leur babil : en* nemis lecrets de tout ce qui n'eft pas Juif , ils ont été habiles à s’élever fur les débris des Médecins des autres Nations,, à déguifer les découvertes de leurs Confrères pour fe parer de leurs dépouilles ? ils ont regardé leurs rapines comme des vi¬ ctoires remportées fur des Infidèles, (a) Des Médecins qui ont une telle origine, & peut-être de tels talens, n’ont pas paru inutiles à M. A. Pour dépouiller Hery de fa réputation, il a recours à un (b) Profeffeur, dont le nom eft oublié dans les Ecoles mêmes. Antoine Saporta dans un livre dont le titre n’annonce que les tumeurs, a répandu quelques réflexions va¬ gues fur les maladies Vénériennes. Ce traité moins connu en¬ core que le nom de fon auteur, écrit vingt-cinq ans après ce¬ lui de Hery, imprimé foixante-dix ans après, eft ur uvrage qui, félon M. A., a pû fervir de modèle à Hery. s \ine Sa-* portay dit-il, avoitenfeigne avant ce tems-la (cefi-a-dire avant le te ms où Hery écrivit ) la meme méthode dans les traités dont les co¬ pies ont été imprimées en 1614. Enfin M. A. raflemble toutes les forces de fon érudition; il croit nous accabler par des noms fameux. Ecoutez , nops dit-il , Joubert, du Laurent, Varan dé, RanchinVerrier] lur- quet, Rotai y Perdulcis• Voilà , ajoute M. A. en s’applaudif- faut, bien des Médecins que les Chirurgiens ne connoiffoient pas (c)a (a) On n’a qu’à voir l’Hiftoire de la Médecine du Dodeur Freind, page 221. on y verra les intrigues des Médecins Juifs : on n’a qu’à voirauffi l’ouvrage de Scbultz,us contre ces mêmes Médecins. (b') Selon M. A» lui-même au traité de Morbis Venereis , pag. 45» 1. l’ouvrage de Saporta a été écrit après l’an i <$66. c’eft- à-dire, vers l’an 1570. Or je lui deman¬ de pourquoi a-t’il dit dans là lettre, que Antoine Saporta avoit enfeigné la mé¬ thode des fridions, avant que l’ouvrage de Hery eût paru, puifque ce Profeffeur n’a écrit que près de vingt ans après He¬ ry. Voici quel eft le raifonnement de M. A. Saporta n’a écrit que vers l’an 1570. c’eft-à-dire, vingt ans après Hery ; mais Saporta étoit Profelfeur à Montpellier, ayant que ce Chirurgien eût donné fon ouvrage ; donc il pofledoit avant que cet ouvrage eût paru,toutes les connoiffances qui y font renfermées ; donc il les a répan¬ dues dans les cahiers qu'il a didés à fes écoliers ; donc les copies de ces cahiers le lont répandues dans toute la France ; donc Saporta connoilfoit avant Hery, la méthode véritable des fridions ; donc Hery n’eft pas le premier qui ait enlèigné cette méthode. Cerailonnementqui ren¬ ferme exadement les idées de M. A. eft bien flatteur pour lui : car à la faveur d’un pareil lophilme, on pourra un jour attribuer à ce Profelfeur, les découvertes de tous les contemporains. (c) C’eft à la page 16. de là lettre, qu’il nous cite faftueulèment tous <?es Méde¬ cins qui ne prouvent rien contre notre: mémoire.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31869439_0002_0064.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)