Mémoire sur le vote adopté par l'Académie de médecine de Paris dans la séance du 21 août contre la pratique de la syphilisation comme moyen prophylactique et comme méthode curative de la syphilis / par C. Sperino.
- Casimiro Sperino
- Date:
- 1852
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Credit: Mémoire sur le vote adopté par l'Académie de médecine de Paris dans la séance du 21 août contre la pratique de la syphilisation comme moyen prophylactique et comme méthode curative de la syphilis / par C. Sperino. Source: Wellcome Collection.
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![\0 - ciété, protester en son nonri contre l;i dangereuse doc- trine de la syphilisation dite préventive, dans Vintérêt de la science^ de la morale et de Vhumanité. Le beau triomphe, que M. Rieord avait obtenu à la Société de chirurgie, ne lui suffisait pas encore , ne le tranquillisait pas assez. C’est un vote de l’Académie de médecine , qui lui fallait, mais le moment opportun n’était pas encore venu. M. le docteur L— a été examiné une seule fois, le 50 novembre 1831 , par la Commission, dont M. Rieord faisait partie; M. L — n’a plus ensuite voulu se soumettre à l’examen de la Commission, mais celle-ci, nommée le 18 novembre 1831, ne fit son rapport à l’Académie nationale de médecine que dans la séance du 20 juillet 1832. Pourquoi ce retard? Nous le verrons tout-à-1’heure. M. Rieord savait très-bien, que malgré le vote de la Société de chirurgie, malgré les singuliers articles contre la syphilisation dictés par MM. Castelnau et Latour, je n’en poursuivais pas moins mes études sur la syphilisation tranquillement et froidement. ]M. Rieord savait très-bien qu’une Commission nommée par notre Académie Médico-Chirurgicale de Turin continuait de- puis le 26 mai 1831 ses investigations sur les faits de syphilisation qui se passaient en public dans mon hôpital, et M. Rieord, qui a beaucoup d’esprit, comprit très-bien que si une Commission composée de cinq très-honorables confrères assistait toujours à mes ex- périences, ce fait seul suffisait pour faire connaître que la syphilisation était digne d’étre étudiée. M. Ri- cord savait que MM. les docteurs Flarer de Pavie, Ro- mand de Paris, inspecteur général des établissements](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28063430_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


