Réflexions médico-théologiques sur la confession / par le Dr. A.B. [i.e. Ami Badel].
- A. B.
- Date:
- 1838
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Credit: Réflexions médico-théologiques sur la confession / par le Dr. A.B. [i.e. Ami Badel]. Source: Wellcome Collection.
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![]’un et de l’autre sexe se trouvent, par celte cause, réduits au plus triste état ! Prenant toujours le produit de leur imagina¬ tion pour ce qu’il y a de plus positif, ils passent leur vie dans l’appréhension, la crainte, et n’entrevoient pour eux que peines et tourments, sans qu’il en résulte aucun avantage ni pour la religion, ni pour leurs semblables. Les maladies auxquelles expose cet état du moral sont graves, et il est pénible de voir donner souvent, sans con¬ naissance de cause, des soins pour des affections dont le principe ou la cure actuelle exige moins la présence du médecin que les avis d’un homme vénérable (1). Il est utile, sans doute, de pénétrer quelquefois d’une sainte frayeur les coupables qui semblent persister dans rendurcissement de leur cœur: il est bon de leur faire entrevoir les peines terribles auxquelles les expose leur vie désordonnée; mais il est de toute humanité, de toute charité de chercher à éclairer ces têtes égarées, de ramener au calme ces esprits malades, parla persuasion où ils sont que tout est perdu pour eux malgré leur repentir. Or, ce n’est que dans les entretiens particuliers qu’ils auront avec leur pasteur qu’ils peuvent être ramenés à la lumière véritable de l’Evangile, retrouver le repos en apprenant qu’une vie nouvelle , sincèrement vertueuse , peut tout réparer, (1) Ce ne peut-être que l’esprit de foi qui produira cette heureuse confiance dans le malheureux atteint d’affection morale. Cette noblesse avec laquelle on fera usage de la confession prendra sa source dans les dispositions que l’Eglise a prescrites, et le coupable convaincu de l’efficacité de la confession, sentira ses inquiétudes se calmer, lorsque les paroles de la réconciliation au¬ ront été prononcées sur lui par le ministre sacré. J’ai offensé un père tendre , mon cœur sera agité tant que je ne serai pas assuré qu’il m’a pardonné. Mais s’j! m’assure de ce pardon par un de ses ministres, alors la joie et la paix renuiliout dans mon ime, et je ne songerai plus qu’à l’amour filial. (kote de l’éditeur).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30373049_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


