Recherches sur les tumeurs vasculaires des os, dites tumeurs fongeuses sanguines des os ou anévrysmes des os / par A. Richet.
- Richet, A.
- Date:
- 1865
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Credit: Recherches sur les tumeurs vasculaires des os, dites tumeurs fongeuses sanguines des os ou anévrysmes des os / par A. Richet. Source: Wellcome Collection.
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![compression. La peau était sillonnée de veines variqueuse présentait une légère teinte rosée; excepté la saillie au niv du condyle, il n’y avait point de bosselures; d’ailleurs le i lade éprouvait de vives douleurs, surtout quand il voulait n cher; alors elles se répandaient dans tout le genou, bientc jambe et le pied se gonllaient, et il était obligé de cesser l|t travail. A ces signes, Roux diagnostiqua une tumeur anévrysm; probablement simple, sans se dissimuler toutefois l’imposs lité de déterminer d’une manière certaine s’il n’existait pas outre du développement des vaisseaux, un élément fongu quelconque de mauvaise nature. La ligature de la fémorale fut pratiquée le 14 février; im diatement la tumeur s’affaissa et cessa de battre. Ce changeait subit se maintint ou plutôt, dit Roux , fut le premier des } i- nomènes par lequel s’est opérée la guérison. Par la suite; \ tumeur diminua de plus en plus, puis se durcit, et c'est par j- grés inappréciables que le relief qu’elle formait s’effaça te- lement. Le malade sortit de l’Hôtel-Dieu dans les premiers jour j? juillet, cinq mois après l’opération, et il s’en fallait de ! 1 peu, est-il dit, que toute trace non pas seulement de l’affecU de l’os, mais*du changement de forme et de volume du tibia, t disparu complètement ; rien , rien absolument, n’indiquait 3 disposition, une tendance quelconque, à la reproduction dR maladie ; seulement l’articulation du genou conservait queM roideur, et le membre ne jouissait pas encore de toute la lifcf * de ses mouvements. Le malade fut revu longtemps après dans son pays par A Dr Judrin, qui écrivit à Roux que la guérison s’était parti* ment maintenue. J’ajouterai enün que tout récem/nent, .1 tembre 1864, mon collègue M. Demarquay m’a dit savoir ■ tinemment qu’à l’heure qu'il est cet homme existe encore et (|‘ se porte à merveille. D’ailleurs M. Gentilhomme (Thèses dePij|< n° 72, 1863. Recherches sur la nature des tumeurs pulsatiles deiI] rapporte que M. Cunisset, médecin à Cliailly-le-Bas (Cote-cil'¬ avait visité sur sa demande le nommé Moreau , et l’avait trii en partait état de santé (page 44).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30567087_0050.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)